Entreprise 2.0, Start-Up et PME : Le Livre Blanc est (enfin) disponible !


Cover_livre_blanc_entreprise20Chose promise, chose due 😉

Avant de vous lancer dans le téléchargement de la version web de ce livre blanc, sachez que nous avons également préparé une version « print » disponible sur simple demande (cf. formulaire en fin de ce billet), sympa, non ?

Avec ce livre blanc, nous avons souhaité créer une passerelle entre le monde académique, en l’occurrence certains cursus de la HEIG-VD et le monde économique au travers d’une tentative de réponse à la question : le « modèle » de l’entreprise 2.0 est-il une « opportunité » de plus pour le développement des Start-ups et des petites et moyennes entreprises ?

En premier lieu, il y a plusieurs tentatives de réponse – ou au moins d’éclairage – aux nombreuses questions soulevées par l’irruption des outils 2.0 dans le monde de l’entreprise.

Il y a également le fait que malgré notre expérience et les « retours » d’entrepreneurs et de créateurs de « jeunes pousses », nous n’entendons pas mettre à disposition des recettes (ce serait inutile et nous n’en avons pas « les moyens »), mais plutôt ouvrir des pistes, indiquer des voies, parcourir des chemins que tout à chacun, au gré de sa propre expérience, de ses objectifs notamment, pourra explorer à son tour.

Table des matières livre blanc innovation, startup et pme 2.0

Ce travail a été produit à destination de tous les entrepreneurs qui se posent des questions quant aux pratiques (management, marketing, ressources humaines, etc.) les plus favorables au développement de leurs entreprises.

Nous avons considéré que ces entrepreneurs n’étaient pas forcément des spécialistes de toutes ces questions et que la Harvard Business Review ou encore les publications du MIT, pas plus que ce blog ou d’autres, ne faisaient partie de leurs lectures les plus fréquentes.

Nous avons également considéré que malgré les conseils qu’ils reçoivent de leurs partenaires financiers (VC), consulaires (Chambre de commerce) ou des entreprises et consultants avec lesquels ils travaillent, les questions de management ne sont pas toujours ressenties comme prioritaires (elles sont d’ailleurs absentes du « business model » d’Osterwalder).

Enfin, nous pensons que l’environnement économique et sociale est largement favorable à une réflexion pour un nouveau management et que l’innovation tant valorisée par ces créateurs ne doit pas s’entendre uniquement dans la technologie ou le modèle d’affaires, mais également dans l’organisation, la gestion et la mise en oeuvre d’une stratégie visant la performance économique.

Ce document que nous livrons – 88x31sous une licence Common Creative qui interdit son usage à titre commercial – est à votre disposition et notre souhait est qu’il représente la première étape d’un travail « collaboratif » itératif à continuer selon l’avancées des pratiques, l’évolution des outils et les retours d’expérience.

Parmi tous les remerciements, un amical salut à Thierry de Baillon dont je loue une fois de plus l’esprit d’initiative à propos du projet The Future of [Collaborative] Enterprise.

Pour recevoir la version « print » du livre blanc, c’est ici 😉

Le Big Data en quatre V : volume, variété, vitesse et véracité


La rentrée est là et cette année le « Big Data » sera encore l’objet de beaucoup de billets, d’articles et de communications.

Si vous avez encore des doutes à propos de ce qui se cache derrière cette expression anglaise, vous trouverez dans la présentation ci-après les réponses à vos premières questions :

Et bonne reprise !

Innovation, StartUp et PME 2.0


L’univers académique est souvent une source d’enrichissement intellectuel et pour ma part les cours et les formations auxquelles j’interviens sont toujours l’occasion de rencontres et de débats riches, intéressants et parfois passionnés.

Cover_livre_blanc_entreprise20Au printemps, j’ai eu l’honneur de recevoir une proposition de participation à un jury de Master (EMBA du leader manager responsable) à propos d’un travail portant sur l’intérêt des technologies et du modèle 2.0 au service du développement et du succès des startups en Suisse :

Le concept de l’Entreprise 2.0 peut-il soutenir le développement d’une start-up technologique ?

Au delà du travail de très grande qualité présenté par Valéry Naula, réalisé avec l’appui de Nathalie Nyffeler en tant que professeur encadrant (Département  HEG – Filière Economie d’entreprise – HEIG-VD), nous avons rapidement pensé qu’il fallait aller plus loin que « l’exercice académique » et poursuivre le débat au regard des expériences, des évolutions, des contraintes et des objectifs économiques et sociaux des petites et moyennes entreprises.

La décision a été facile à prendre et en ce qui concerne le contenu et l’organisation du travail, ce fut une expérience de plus de notre capacité d’engagement 😉

Peu importe, nous avons tenu nos objectifs en terme de planning et de contenus pour cette première version (dont je vous livre le plan en avant-première)

Table des matières livre blanc innovation, startup et pme 2.0

que nous présenterons le 26 septembre à l’occasion de la conférence : Innovation, StartUp et PME 2.0 qui se tiendra à Yverdon-les-Bains (CH).

Cette réunion sera également l’occasion d’un débat auquel je participerai aux côtés de Gilles Ruffieux, d’Antoine Perdaens (Knowledge Plaza) et de …. (surprise) !

Enfin et avant de prendre un pot et de continuer la discussion, vous aurez loisir de participer à la remise du (des devrais-je dire) prix InnoKick !

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Co-financé par le programme « BREF – Jeter des ponts » de la Gebert Rüf Stiftung, ce concours est destiné à stimuler l’innovation en accompagnant des porteurs de projets, de l’idée à la réalisation, en leur offrant un soutien logistique et financier original.

Cette année, cinq entreprises sélectionnées ont eu la possibilité de développer leur projet, pendant une année, avec un groupe d’étudiants supervisés par une équipe de professionnels du marketing, du design et de l’ingénierie.

Les candidatures seront évalués par un jury d’experts sur la base des critères suivants:

  • Caractère innovant de la technologie
  • Potentiel de développement de nouvelles applications et d’atteinte de nouveaux marchés
  • Degré de motivation et capacité du candidat à accompagner activement le processus d’innovation technologique

Mais et toujours dans un esprit très 2.0, vous serez également sollicité pour désigner votre « coup de coeur » parmi ces 5 entreprises !

On s’y retrouve ?

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Community manager, parce que je le vaux bien !


Le rapport de Community Roundtable a été publié courant juin et cette nouvelle édition met en évidence quelques données intéressantes. Le community manager est clef dans la plupart des stratégies « digitales » et son importance croit que ce soit au service des communautés  privées ou publiques. Ainsi et en guise de « mise en bouche » avant que vous ne preniez le temps de lire le rapport :

  • Pour être un bon community manager, pas besoin d’être un as de l’informatique ou un expert technique des médias sociaux, mais plutôt une personne douée d’empathie et de leadership,

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  • par contre, il faut savoir « rendre compte » (le reporting) aux métiers et aux différents initiateurs ou supporteurs des stratégies « social business »: un vrai rôle de « manager » !

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  • et être capable de susciter un réel engagement et de faire évoluer « la relation sociale » au bénéfice de l’entreprise :

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Mobilité: facteur de dégradation fonctionnelle ?


La mobilité est clef pour les entreprises qui déjà s’en préoccupent en lançant des initiatives sectorielles, voire plus globale pour certaines.

devicesL’idée que demain ou après demain, la plupart des employés, cols bleus et blancs, accéderont au système d’information au travers de smartphones ou de tablettes est aujourd’hui, non seulement « actée », mais souvent encouragée.

La mobilité et ses contraintes font partie des « atouts » au service des collaborateurs et ils sont nombreux à l’accepter sans autre.

Quelle ergonomie ?

L’adoption de la mobilité est facile du simple fait que les outils (téléphone, tablette) sont la plupart du temps déjà utilisés à des fins plus personnelles et que de ce fait il n’est nul besoin de passer du temps en formation.

davinciIl en est parfois de même avec certaines applications qui s’utilisent tout autant à des fins personnelles (DropBox par exemple) que professionnelles.

Pourtant quand il s’agit d’applications uniquement liées au cadre professionnel : réseau social d’entreprise, CRM, ou encore intranet par exemple, la question de l’ergonomie est centrale.
En effet, les applications que nous utilisons depuis quelques années sur nos téléphones ou tablettes ont été pour la plupart imaginées en terme de fonctionnement et dessinées en terme d’ergonomie pour un support mobile mais ce n’est que très rarement le cas des solutions applicatives en production dans les entreprises.

Tant du côté des éditeurs que de celui des designers (web agency), il est temps de mettre un accent tout particulier sur ce travail d’interface qui est probablement plus compliqué que la « traditionnelle » IHM pour poste de travail de bureau.

Quels niveaux de fonctions ?

Naturellement quand on parle d’ergonomie, on aborde la question de la présentation des contenus mais également de la « mise en scène » des fonctionnalités que l’on veut mettre à disposition de l’utilisateur.

fonctionnalitésLa valeur ajoutée des applications mobiles tient à leur facilité d’utilisation et là aussi il  y a un fossé entre les « outils à usage personnel ou privé » et les applications utilisées au bureau.

La plupart des applications mises à disposition des employés disposent d’une palette impressionnante (en nombre par forcément en pertinence) de fonctionnalités et il est souvent indispensable de suivre quelques séances de formation pour arriver à utiliser à bon escient les fonctions les plus utiles.

Mais quand il s’agit d’un support mobile, les particularités physiques (taille de l’écran, taille de nos doigts) de l’appareil et de celui ou celle qui l’utilise obligent à une double réflexion :

  1. quelles fonctionnalités disponibles pour quelle efficacité ?
  2. quelles actions ou processus en back office pour ces fonctions ?

Sur ce terrain, les éditeurs ont également un travail à mettre en oeuvre au plus vite tant il est probable que le « responsive design » ne suffira pas et que la logique d’un périmètre iso fonctionnel semble illusoire.

A défaut, la dégradation fonctionnelle sera au rendez-vous et même si un certain « appauvrissement » en terme de fonctions disponibles ne va pas péjorer l’efficacité de certaines applications, il serait dommage que les plus importantes ou pertinentes pour les business soient difficilement utilisables du simple fait d’un graphisme peu efficace, d’une ergonomie mal réfléchie ou simplement de doigts « trop gros » 😉

Quel nomadisme ?

La mobilité implique en permanence ou à un moment ou un autre la connexion avec les systèmes de l’entreprise.

A la différence des applications personnelles qui ne sont pas pour la plupart « critiques », les applications professionnelles requièrent un niveau de sécurité, de confidentialité parfois, et une mise ne production rigoureuse et soucieuse d’une qualité de service (SLA) irréprochable pour une meilleure efficacité des collaborateurs.

tom_cruise_minorityreportLa mise à disposition de tout ou partie des fonctionnalités de ces applications en mode mobile ne peut se faire sans quelques précautions ne seraient-ce que du point de vue des garanties apportées à l’employé.

Hors un des soucis avec la mobilité est la DECONNEXION !

Nous vivons tous ces moments délicats, parfois agaçants, d’absence de réseau 3 ou 4G ou Wi-Fi ou d’itinérance forcée (étranger ou zone frontalière) qui à défaut d’offrir de meilleurs débits alourdissent rapidement les frais liées au transfert de données.

Au niveau de l’entreprise et à l’occasion de ces projets de mobilité, il est essentiel de mener une réflexion approfondie quant aux risques encourus (perte de données, etc.) pour les informations, pour l’adoption des outils mobiles et la confiance des employés.

C’est une troisième point sur lequel les éditeurs (y compris les acteurs du cloud) ont beaucoup à montrer ou à démontrer, et je reste persuadé qu’il est clef dans la réalisation d’une entreprise vraiment mobile y compris dans ses propres outils pour plus d’efficacité et de confort de ses employés.

A votre avis ?

E20 et PME : la collaboration est la dernière liberté de l’employé


Gilles RuffieuxC’est avec Gilles Ruffieux que je co signe le numéro 4 de cette série d’interviews d’acteurs de la vie économique romande.

J’ai eu souvent le plaisir de croiser et d’échanger avec Gilles et son nouveau challenge est une bonne occasion de faire le point sur sa vision du système d’information des PME, de la collaboration, mais également des responsabilités de l’équipe qui en a la charge.

Gilles Ruffieux est bien connu en Suisse romande pour sa pertinence notamment en matière d’ERP et d’outils de PLM.

Je le remercie d’avoir eu l’amabilité de répondre à ces quelques questions dont j’espère que vous apprécierez la pertinence des réponses.

Dans une PME, comment définir le rôle du responsable du système d’information ?

Traditionnellement, le Responsable des SI d’une PME est issu de la technique ou d’une spécialité (ERP notamment).
Il est celui qui doit faire que les systèmes fonctionnent et répondent aux besoins métiers.
C’est avec cette vision et ce périmètre que j’ai commencé chez Corum il y a presque 7 ans pour le transformer au fil du temps en un rôle fort que l’on pourrait définir comme le baryton du changement organisationnel de l’entreprise

Projets, production, quels sont les sujets les plus importants en terme de temps ?

La production, c’est la raison même d’exister de l’entreprise, son chiffre d’affaire et donc son présent et son futur immédiat.
Les projets d’organisation et de système d’information doivent permettre à l’entreprise de faire plus avec le même niveau de ressources, mais ne peuvent en aucun cas ralentir la production.
Ces projets s’inscrivent donc dans une temporalité différente de celle de la production.
Le challenge est donc de réussir à exploiter les périodes de charge plus faible pour faire avancer les projets.

Les métiers ou « business lines » sont-il proactifs en terme d’outils et d’applications ?

Cela dépend des personnes, de leur intérêt pour la technologie et de leurs expériences passées.
D’une manière générale, et par rapport à la philosophie que j’ai mise en place, nous préférons que la demande soit initiée par les métiers, il convient par la suite de trouver une solution pour que leur choix s’intègre dans l’architecture en place et dans les flux des autres métiers et processus, afin de ne pas déplacer un problème d’une équipe vers une autre.
C’est tout l’enjeu d’une fonction de support (transversale) dans une entreprise traditionnellement organisée selon une hiérarchie verticale.

De manière générale, nous avons souvent été force de proposition, faisant bénéficier les métiers de notre veille constante et intensive et de notre conviction qu’il est toujours possible de faire différemment pour faire plus efficacement.
Cependant, cela s’est toujours fait avec l’acceptation préalable des propositions par les métiers et aux travers de projets fortement participatifs, dont certains ont été menés suivant une méthodologie agile.
De mon point de vue, ce n’est qu’en impliquant les utilisateurs que l’ont peut réussir la gestion du changement.
Ma définition d’un projet réussi est celle d’un projet pleinement utilisé en production et pas d’un projet livré selon un cahier des charges. Nous n’avons jamais hésité à remettre l’ouvrage sur le métier si cela s’avérait nécessaire.

Comment apporter la qualité de service attendue par les métiers ?

La qualité de service d’un SI est une notion purement informatique et souvent subjective.
Je comparerais cela à définir la qualité de la relation dans votre couple, tout est une question de point de vue.

Nous avons bien sûr introduit des SLA afin de définir les délais d’intervention entre les métiers et l’informatique. Je dois dire que cela n’a pas été bien compris. Si les SLA sont nécessaires dans une relation avec un fournisseur, en interne, ils représentent plus un moyen d’établir des statistiques sur le taux de services du département informatique qu’un outil permettant l’établissement d’une confiance réciproque.
Hors c’est bien cette confiance qui est recherchée.

Il faut comprendre que la charge de travail est parfois tellement importante que même un problème que l’on peut qualifier de « confort, facilement contournable » selon notre SLA devient une source de perte de temps et de montée de stress.
Nous devons donc chercher à apporter le meilleur support possible en tout temps (best effort) afin d’empêcher cette montée de stress, qui est source d’insatisfaction.
C’est cependant une partie que j’affectionne, car pleinement inscrite dans le fonctionnement de l’être humain, même si elle est, sur le moment parfois un peu astreignante.
Sur un autre plan, c’est ce qui permet d’établir une relation de confiance avec les métiers et qui permet également de mettre le doigt sur des « quick win » à forte valeur ajoutée, dont nous n’aurions sinon peut-être pas entendu parler.

Quelle serait l’architecture la plus efficace pour une moyenne entreprise ?

Les PME sont en constante adaptation. Elles doivent supporter un cadre juridique de plus en plus réglementé, dans des marchés internationaux l’étant de moins en moins, avec une concurrence féroce et le continuel risque d’être dépassé par un concurrent plus innovant, venant d’ici ou d’ailleurs.
Le maître-mot est donc flexibilité, inventivité, pragmatisme et orientation résultat.
En terme de SI, cela se traduit par un système souple capable de s’adapter en tout temps et si possible à moindre coût.
C’est ce qui a été déterminant dans les choix technologiques que nous avons fait, pondérés par la qualité et la disponibilité des compétences sur le marché.
La meilleure des technos ne sert à rien si personne ne peut la faire fonctionner !

L’architecture idéale pour une entreprise du type de Corum, consiste, à mon avis, en un middleware de data (Entreprise Service Bus) concentrant les données en provenance des différents systèmes, les agrégeant et les restituant selon les besoins de chacun des métiers, middleware sur lequel viennent se connecter les applications métiers spécialisées, délivrant le service souhaité avec un maximum d’efficacité.
Le second avantage de ce type d’architecture est la souplesse qu’elle permet dans le remplacement d’une application métier devenue obsolète, car elle ne sera qu’en périphérie de l’architecture et le nombre de ses utilisateurs sera plus faible, facilitant le change management.
Pour finir, les données critiques métiers sont sous contrôle de la société et agrégées par métier.
C’est aussi une voie intéressante pour permettre la mise en place d’une vraie gouvernance des données.

Ce constat est le fruit de notre expérience, car notre architecture actuelle, fruit de notre stratégie initiale (architecture en 3 couches fonctionnelles, avec une couche pour le développement (CAO-PLM), une couche centrale avec l’ERP et les applications connexes (QM, WMS) et une couche marché avec un PIM, des applications IPAD et des extranets) est en fin de vie et devient limitative et coûteuse en maintenance. Raison pour laquelle, nous avons initié, il y a 18 mois environ, une transition vers le modèle précédement décrit, notre middleware devant à terme intégrer une couche collaborative afin de faciliter les interactions et collaborations entre les différentes personnes et métiers.
C’est cependant un long processus, on ne change pas les fondations de sa maison du jour au lendemain.

Quel est l’impact des projets collaboratifs et des « outils sociaux » ?

Je pense que la différence fondamentale entre une grande entreprise et une PME est la proximité et la connaissance des différentes compétences des uns et des autres.
Dans le premier cas, le profil sert à identifier les personnes ayant des compétences pouvant être utile pour résoudre une problématique, alors que dans le second cas, les gens vont travailler par affinité et choisir de demander de l’aide à une personne avec qui ils se sentiront à l’aise, même si cette dernière n’est peut-être pas la plus compétente pour les aider.
Comme j’aime à le répéter, la collaboration est la dernière liberté de l’employé, liberté qu’il va utiliser en choisissant avec qui et avec quel efficacité il va collaborer.

Dans une PME, les outils collaboratifs, doivent donc offrir une haute valeur d’usage métier et directement faciliter l’exécution d’un travail quotidien dense et extrêmement diversifié.
Ils devraient donc être intimement liés aux processus et traitement des autres systèmes de l’architecture en place.
Dans notre modèle du middleware collaboratif, ils en deviennent le liant, le chef d’orchestre et l’aiguilleur du ciel.
Notre modèle comprend également un calcul dynamique de l’importance des différentes informations qui sont présentées à chacun, afin de permettre de doper l’efficacité globale et la productivité.

Cette conception idéale d’un outil collaboratif est le fruit des essais que nous avons faits d’outils favorisant les discussions ou la capitalisation des expériences (forum, wiki) qui n’ont eu que peu de succès.
En effet, les discussions ayant lieu au café ou lors des repas et l’expérience, restant intimement liées aux personnes.

Quant aux outils sociaux orienté marché, nous avons présenté une stratégie très ambitieuse, à même de positionner Corum comme un des leaders dans ce domaine, stratégie qui est en cours d’implémentation, par étapes successives, comme c’est souvent le cas dans les PME, ce qui permet d’avancer tout en testant et repositionnant si nécessaire.

Vos projets à moyen terme, pour quels objectifs ?

Sur le plan technique, des réflexions ont été menées pour trouver le bon équilibre entre les applications critiques, externalisées sur des partenaires Cloud en Suisse, et celle devant rester en interne, afin de garantir un taux de service maximal avec un niveau d’internalisation des spécialités minimal.

Sur le plan stratégique, l’intégration des filiales devient une nécessité et des démarches ont été initiées dans ce domaine.
Par ailleurs, j’ai entrepris une segmentation des activités sous formes de services afin de permettre d’identifier clairement leur valeur ajoutée pour les différents métiers par rapport à leur coût.

Je ne serai pas contre plus l’acteur de ces changements, ayant pris la décision, après presque 7 ans de transformation et de très belles réussites, de partir pour écrire une nouvelle page de mon histoire personnelle.
Je laisse cependant Corum avec une architecture système digne d’un grand groupe horloger, prête à affronter les nouveaux défis qui sont les siens et fier d’avoir participé à cette aventure au service de cette magnifique marque.

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Merci Gilles, et comme selon une expression bien romande,  » Tout de bon ! »

E 20 : êtes-vous vraiment très mobiles ?


Les déclarations d’intention quant à la mobilité et à la mise à disposition des collaborateurs d’outils de plus en plus faciles et utiles sur mobile (tablettes et smartphones) ne manquent pas (cf. l’infographie ci-après).

Mais, les solutions déjà en production au niveau infrastructure ont déjà beaucoup évolué ces dernières années notamment au niveau des interfaces utilisateurs et le chantier de la mobilité vient « bousculer » le quotidien des projets des CIO et de leurs équipes.

Les éditeurs disposent, pour beaucoup, d’une offre mobile basée sur le cloud et, bien que je ne suis pas très enclin à assurer la « promo » de certaines solutions, vous savez tous le bien que je pense de Podio, mais également de la solution proposée par harmon.ie et c’est sur la version 4.0 de celle-ci que je souhaite revenir dans ce billet.

Annoncée à Boston, le 13 mai 2013, cette nouvelle évolution de la solution harmon.ie est particulièrement intéressante et bienvenue.

Pendant que Microsoft fait la promotion de son offre Office 365 et que, dans et hors les entreprises, l’utilisation d’appareils mobiles  se déploie très rapidement, il est consternant de constater que l’offre d’applications « professionnelles » mobiles fait cruellement défaut.

Je ne veux pas être désagréable à propos de certaines Apps, mais travailler ou utiliser un document Office sur un Ipad est très (trop) souvent difficile, voire impossible !

Alors quand il s’agit de SharePoint et de la participation à des espaces collaboratifs, ou de l’intégration de « fils » Yammer, ou encore d’un travail rédactionnel partagé, c’est encore du rêve !!!!

J’avais déjà mis en avant la pertinence des outils proposés par harmon.ie, pertinence probablement due à une vision « utilisateur » de l’application et non « développeur » ou technicien.
harmon.ie sur Ipad

Avec cette nouvelle version, c’est Office 365 (y compris SharePoint, SkyDrive Pro et vos emails), mais également Yammer qui « débarquent » en toute facilité et sécurité sur vos tablettes (IOS et Android), téléphones (y compris Blackberry).

On ne peut que se réjouir que les « product managers » de cet éditeur aient autant les pieds sur terre et les yeux rivés sur l’expérience utilisateur !

Il est probable que beaucoup d’éditeurs feraient bien de s’inspirer de cette approche qui consiste à mettre à disposition, en sécurité, les fonctionnalités nécessaires et utiles et non à tenter une « reproduction » 1 pour 1 d’une interface utilisateur PC, qu’elle soit riche ou plus légère.

La mobilité implique de nouvelles manières et probablement méthodes de travail et cela implique une réflexion pour une nouvelle offre adaptée aux nombreuses contraintes :

  • le support HW
  • la rigidité des applications en production
  • les usages des utilisateurs mobiles.

Pour en parler et en complément,

mobile enterprise