On l’avait anticipé mais depuis que Andre Mcafee a «levé le voile » :
When people engage properly with each other and with technology…trust, self-organization, and good business results emerge
OK !
Avec nos amis américains, on savait bien que l’approche sociale n’avait pas le même sens que pour les français !
Soyons précis, pour la «nouvelle école» anglo-saxonne, l’utilisation du terme social s’entend uniquement dans l’exploitation des informations véhiculées par les médias sociaux à des fins d’optimisation du business (des affaires) !
Question de sensibilité, d’histoire, de perception, peu importe, du social à la sauce «Place du Colonel Fabien» que nenni !
Reste donc le business !
Ma foi, l’équation est bien plus simple, au moins sur le papier :
discussions + outils 2.0 = plus de business
Reste à la mettre en perspective dans la vie réelle (IRL pour les «habitués»)
Loin de tout humanisme, Mcafee nous ramène à une vision tout en chiffres et en outils de l’entreprise.
Loin de tout angélisme, il nous explique que les médias sociaux constituent une opportunité de business incroyable pour les entreprises qui sauront les «apprivoiser» (qui a dit les contrôler ?).
On est bien d’accord et la mise en perspective réalisée avec le concours de AIIM (When Social Meets Business Real Work Gets Done) mérite que vous preniez le temps de la lecture.
Cette vision très pragmatique est largement répandue dans et hors les entreprises et les organisations.
Mais comment faire ?
Avant de procéder à la mise en production d’outils de mesure, mieux vaut-il avoir décidé d’une stratégie de «conquête» ou a minima de présence dans ces espaces «sociaux» et de sa mise en oeuvre.
Objectifs, moyens, ressources, plannings, mesures : du marketing !
Oui mais de là à susciter «l’empowered follower», il y a un pas … de
géant !
Et pourtant, c’est bien ce « profil de citoyen » qui représente la principale valeur ajoutée dans le modèle «social business».
Le nombre de fans, de followers, est un indicateur de notoriété, pas de légitimité, contrairement au « citoyen engagé » [le haut de la pyramide dans le schéma ci-après] !

Et tout devient plus compliqué, beaucoup plus compliqué !
Réussir à ce qu’un quelques personnes acceptent d’avoir un rôle actif au service de votre business, n’est pas un exercice facile.
Qu’ils s’agissent d’employés, de partenaires et/ou de clients ou de personnes non référencées dans vos «registres», elles ne s’investiront dans ce rôle que si elles pensent y trouver une valorisation d’ordre intellectuel, en terme de notoriété, financière ou toutes à la fois.
Votre démarche doit respecter quelques règles simples au service d’un effort d’endurance :
- Cohérence éditoriale
- Personnalité, singularité et pertinence à défaut d’originalité
- Régularité (dans vos publications)
- Fidélité (à vos engagements vis à vis de la communauté)
- Simplicité (ne pas tout gâcher avec des termes ou des outils compliqués)
- Humilité
- Sincérité
Une fois ceci dit, il reste tout ou presque à faire !
Même s’il n’est pas inutile de parler de social CRM, de social SEO et d’outils de mesure de l’impact d’une stratégie de communication avec (et non sur) les médias sociaux, rien ne sert ici d’aller trop vite : il faut d’abord REALISER avant de MESURER !
Le social business, c’est donc bien que du business, mais il n’est exclu que pour certains et selon les sensibilités, la dimension «sociale» comprise également en tant que « responsabilité sociale » fasse partie des critères servant la légitimité.
A votre avis ?
En attendant, découvrez le panorama de médias sociaux 2012 par Fred Cavazza


On en n’est plus à se demander ce que sera l’entreprise de demain, nous sommes en train de la construire et, à ce stade, il y a des choix à faire et c’est le moment de s’exprimer.
Durant ces dernières décennies, l’entreprise et les «gestionnaires» ont parfois perdu le sens des réalités et le contact avec le terrain, d’où une certaine arrogance.
La légalité ne suffit plus et le sentiment d’injustice est trop important pour que les entreprises ne se sentent pas concernées.
L’opacité est devenue insupportable et c’est tout le corps social qui la rejette.
On a l’habitude de dire qu’on est plus fort à plusieurs que tout seul !
Les récentes évolutions techniques ont largement contribué à ce que les utilisateurs s’intéressent de très près aux outils qu’on leur propose à titre professionnel et bien sur privé (la frontière est parfois un peu tenue).
L’open data est un peu au monde de l’informatique ce que Ikéa est à celui du mobilier :
La semaine dernière, Lecko partageait sa vision de l’
Il est une autre dimension qui ne peut exister sans interopérabilité : la dimension transverse !