Entreprise 2.0 – social business – et management : qui seront les nouveaux leaders ?


Tout d’abord, il y a eu Gartner qui mettait en perspective l’importance du rôle des CMO (Chief Marketing Officer) au regard des dépenses informatiques.
Puis plusieurs publications mettant en valeur le CMO, aux côtés du CIO et de l’ensemble d’une C-Suite préoccupée par le traitement des informations, des données et les questions de gouvernance de l’information.

Et, la semaine dernière pendant que David K. Williams publiait sur Forbes un article expliquant que le « middle management » ne servait à rien (le titre original est The End of Middle Managers (And Why They’ll Never Be Missed) tandis que le Nouvel Economiste publiait de son côté un excellent billet intitulé That’s MarketingLa révolution digitale bouleverse le rôle et le poids du directeur marketing dans l’entreprise.

La fin de « l’imposture » des financiers dans l’entreprise

J’ai déjà eu l’occasion de publier sur le sujet et, quand bien même je reconnais les qualités et la nécessité du travail réalisé par les équipes en charge des finances de entreprises, j’ai toujours constaté qu’elles n’avaient que très rarement une quelconque pertinence en matière d’entreprenariat.
La finance, c’est d’abord de la technique et à l’instar des équipes informatiques, véritables seigneurs dans les dernières décennies du siècle passé, ce sont les financiers qui ont pris le pas sur l’essentiel dans les entreprises depuis une bonne quinzaine d’années.
Outre l’aspect purement technique, il y a également la question de la « valeur ajoutée » des financiers dont le « travail » est de satisfaire aux critères décidés par leurs commanditaires : les membres du conseil d’administration et au delà les actionnaires, jamais les employées, ni les clients !
Mais il y a surtout le fait que trop souvent les financiers sont à la fois juge et partie !
Nul besoin d’en écrire plus à propos du scandale du Libor, du cas des manipulations chez Barclays, ou ailleurs (voir jean-Claude Daumas : le cas Blin & Blin), ni du fait que selon une étude commanditée par IBM et réalisée Forrester: 52 % des responsables d’entreprises n’ont aucune confiance dans les informations dont ils disposent !
Le financier est un rôle important, essentiel, mais tous les instigateurs ou complices de ce « coup d’état permanent » [titre d’un essai de F. Mitterand mais expression également reprise par le CETIM pour parler du FMI] doivent maintenant accepter la valorisation du rôle tenu par tous ceux qui du marketing à la vente et au service client ont la responsabilité de la réalisation au quotidien sur le terrain.

Place aux professionnels 😉

Une entreprise commerciale c’est toujours quelque part une organisation qui valorise un produit ou un service auprès de clients qui y trouvent une valeur ajoutée.
Quel que soit le produit, le service, celui qui l’a imaginé, celui qui le fabrique, etc., il faut toujours quelqu’un pour le vouloir, donc l’acheter et comment ne pas comprendre que l’un des rôles le plus important dans toute organisation commerciale est celui qui crée, entretient et gére la relation avec le client !

A la différence de l’IT et des finances, ce n’est pas un rôle technique !
Et c’est une rôle sur exposé, ceux qui l’exercent ne peuvent pas être juges !

On a beaucoup disserté sur l’entreprise 2.0, naturellement « human centric« , il n’est donc pas étonnant que ceux qui sont au coeur de la relation humaine de et dans l’entreprise sont en passe de devenir les leaders dans l’entreprise de demain.
Ils ont un rôle qui leur donne toutes les clefs :

  • écoute, dialogue et empathie pour une meilleure créativité,
  • perception et compréhension pour une relation améliorée
  • visibilité et anticipation pour des résultats optimisés

ne manque plus qu’un leadership reconnu, mais ce n’est qu’une histoire de temps !

On est bien loin des affirmations aussi stupides que démotivantes du type « un vendeur ne sert qu’à aller chercher un bon de commande » ou encore « c’est le produit ou le service qui fait la vente, pas le vendeur » et c’est tant mieux.
Le marketing, la vente, le service client, c’est d’abord de la séduction ce qui implique de l’envie, du dialogue, de l’empathie et des « atouts » 😉
Et moins nombreux qu’on le croit sont ceux, qui dans l’entreprise, sont prêts à endosser ce rôle dans la fonction qui est la leur !

Futurs leaders : des opérationnels

Les leaders de demain le seront dans un rôle opérationnel (ce qui n’est pas toujours la vision du marketing dans les entreprises) et c’est bien pourquoi Gartner voient en eux les principaux consommateurs de technologies dans un futur proche.
L’entreprise de demain ne se réalisera pas qu’avec du marketing fonctionnel (Go2Market, lancement de produits, stratégies tarifaires, promotions etc.), mais bien dans un quotidien au coeur des marchés et en confrontation avec une réalité mouvante et un contexte parfois difficile à appréhender (psychologie, anthropologie mais aussi patience, don, etc.).


Les nouveaux leaders seront ceux qui sauront décider des technologies adaptées aux buts de l’entreprise, à leur mise en oeuvre et qui pourront ainsi anticiper l’évolution d’un contexte (offre, client, comportement, innovation, tendances, besoins, etc.) avec pour objectif de devenir, d’être et de rester le(s) meilleur(s).

Nous sommes tous devenus des marketers, et ainsi que l’écrivent Tom French, Laura LaBerge, and Paul Magill :

In many companies, the marketing function is best placed to orchestrate customer engagement for the entire organization

dans un article récemment publié sur McKinsey Quaterly et intitulé Five ‘no regrets’ moves for superior customer engagement

Voyez ce qu’en dit Terry Jones (fondateur de Travelocity et Président de Kayak.com) à propos de l’impérieuse nécessité de faire tomber le « mur » existant entre l’IT et le marketing:

Demain, dans une relation « humanisée », la valeur (ajoutée) d’un produit ou d’un service ne suffira plus, il lui faudra acquérir une « légitimé » au regard du client et seuls l’engagement, l’empathie, l’exclusivité, la proximité, donc l’émotion (pour ne pas dire l’affectif ») sont à même de servir cette légitimité.

Les leaders de demain seront ceux qui, dans l’entreprise, travaillent avec efficacité en support à cette LEGITIMITE !

Demain, je serai « collaborateur 2.0 »! la suite (1 an après)…


Il y a un an, c’était l’effervescence d’abord en raisons des congés tous proches, mais également du fait des projets de transformation annoncés pour la rentrée.

Aujourd’hui, et à titre perso, je vais tenter de faire un point de situation objectif !

Tout d’abord et pour ceux qui n’oseraient pas demander des nouvelles de Christophe, je vais faire court : les résultats étaient en-dessous des objectifs (chiffre d’affaires qui sert au calcul des salaires des membres des équipes ventes), mais également des attentes (chiffre d’affaires qui sert à établir les budgets que l’on présente au « board » et qui généralement est inférieur de 20 à 25% [parfois plus] aux objectifs), il est parti fin décembre !

Pour ceux qui en interne en doutaient encore, une entreprise 2.0 c’est d’abord aux yeux des actionnaires une entreprise la plus rentable possible !

Assurer la performance économique, un objectif que certains auraient presque oublié, mais malgré SalesForce et Chatter, ce n’est toujours pas plus facile !

Je regrette Christophe mais je suis content qu’il ait trouvé un nouveau job à la direction commerciale d’une entreprise plus petite (je dirais qu’elle a su garder un côté artisanal) qui lui va bien et comme il me le répète quand on discute (rarement) : «  ici, le social n’a pas besoin de plateforme informatique, on discute ouvertement, directement et surtout on sait pour qui on bosse, le patron est là et trempe la chemise avec nous » !
En fin de compte Christophe est peut être un peu « has been » et les collaborateurs engagés récemment auraient probablement eu un peu de mal avec lui.

Peu importe, depuis octobre 2011, nous avons une plateforme collaborative (vous vous souvenez le projet Un + TOUS) avec, je crois, tous les ingrédients du 2.0 !

Au début, pour moi celà a été très frustrant !
La plateforme a été validée par les équipes techniques (l’informatique) en septembre  et nous (les cadres) avons été convié au début octobre à un meeting au cours duquel on nous a expliqué que dorénavant il se suffisait pas de « penser collectif », mais il fallait agir et de travailler ensemble et c’est pour celà que la plateforme 2.0 avait été mise en oeuvre.
Nous avons eu le droit à un exposé du CIO (directeur informatique) nous expliquant l’intérêt de cet outil accessible à partir de nos postes de travail (ordinateurs), mais également de nos téléphones portables intelligents et des tablettes.

A ce stade de mon récit, je dois vous informer qu’après le cloud il y a 2 ans, le 2.0 l’année dernière, notre CEO (directeur général), qui n’est jamais à court d’idée, a lancé mi-juin un projet BYOD (bring Your Own Device ce qui en français correct et courant veut dire « t’apporte ton matos pour bosser« ), mais là je m’égare 😉

Revenons au lancement de notre plateforme 2.0 préparé d’un point de vue technique par le chef informatique, un vrai travail de professionnels !
Côté fonctionnel, tout ou presque n’a pas été dit et nous sommes restés dans le flou le plus complet tandis que les nombreuses et légitimes questions sont souvent restées sans réponses claires et précises de la part d’une équipe RH, elle-même dépassée par l’ampleur du changement ou mal informée du projet.

Il y avait bien eu des groupes (communautés) de crées et nous disposions de beaucoup d’outils pour échanger, partager, travailler.
Mais il me semble qu’on avait simplement pas passé suffisamment de temps sur le COMMENT utiliser cette plateforme pour atteindre nos objectifs !
On s’est donc « débrouillé » et ceux parmi nous qui étaient les plus motivés, ou qui ont simplement vu rapidement ce que pouvait leur apporter la plateforme 2.0, ont tenté des expériences.

Pour ma part, j’ai décidé d’y aller « doucement » et de me servir de ces outils pour diffuser, mais également recevoir de l’information et je dois avouer que la sélection des sources (flux RSS) m’a pris pas mal de temps, de même que la constitution d’une « communauté homogène » bien qu’hétéroclite !
Il est encore trop tôt our faire un premier bilan en ce qui me concerne, mais je dois avouer que j’y trouve mon compte notamment en matière de veille d’information.
Un autre avantage important pour moi est la facilité avec laquelle je communique avec les participants de mon groupe.

En résumé et après quelques mois, l’expérience est intéressante à mon avis et je sais que d’autres partagent cette impression.
Si nous sommes loin d’être des « collaborateurs 2.0 » (est-ce un objectif pour quelqu’un ?), nous commençons à comprendre ce que les outils 2.0 et les « plateformes sociales » peuvent nous apporter au quotidien dans notre travail.

Bien sur, il y a les gains en productivité qu’apporte les espaces collaboratifs (information contextualisée, suivi en « temps réel », disponibilité et accessibilité permanente) si l’on accepte de renoncer un tant soit peu aux meetings et réunions si peu efficaces.
Il y a aussi un peu moins d’emails et de pièces jointes à traiter (les messages concernant les sujets et les projets abordés restent sur la plateforme).

Mais, il y a surtout le fait qu’avec cette plateforme, nous « apprenons à travailler ensemble » quand nous en avons besoin.
Je n’ai pas la réputation d’être un doux réveur et pourtant je ressens comme un changement, une plus grande envie (pour ne pas dire plus d’enthousiasme), de la simplicité et de la chaleur humaine et tout ceci fait qu’on prend du plaisir à penser ensemble (discuter, échanger, confronter) autour des thèmes qui font notre quotidien professionnel.
Et cela se passe en dehors des frontières traditionnelles de nos services et départements, de nos métiers!
L’autre enseignement de cette « première phase » tient au constat que beaucoup d’entre nous (je parle des cadres notamment) restent en dehors et n’osent pas plonger, tandis que d’autres (plus rares) occupent certains espaces en tant que « donneurs d’ordre » sur ce qu’il faudrait faire (de leur point de vue à charge des autres !).

Bref, on progresse à notre rythme, sur un chemin dont nous découvrons le charme et les embûches et il est probable que beaucoup nous rejoindrons dans ces espaces si propices à une plus grande efficacité.
Avec un accompagnement digne de ce nom, nous pourrions avancer un peu plus vite et beaucoup mieux !

A bientôt et bonnes vacances 3.0 : imaginez un instant votre verre qui échange avec la bouteille pour que votre hydratation soit optimale 😉

Gamification : une vraie fausse bonne idée ?


Il y a quelques semaines Bertrand Duperrin publiait un billet très intéressant intitué : Gamification, Souvenez-vous que le badge est la récompense !

Au cas où certains d’entre-vous auraient encore des doutes quant à ce qui peut se cacher derrière cet anglicisme, je les renvoie aux définitions en ligne :

Selon advergame :

Pour résumer, la gamification est la généralisation de mécanismes issus du jeu-vidéo dans des domaines qui n’étaient pas censés a priori les utiliser.

C’est une nouvelle étape de la numérisation des services, après avoir porté sur le net ou le mobile des comportements de la vie réelle, la prochaine étape est d’y intégrer des mécaniques de jeux. Les avantages et objectifs sont nombreux : simplicité de la prise en main, immersion et engagement de l’utilisateur, fidélisation, conversion, amélioration des temps d’exposition, etc. Ce phénomène semble fonctionner dans le monde numérique (à travers des ambassadeurs à succès célèbres comme Foursquare) mais s’il a la capacité de se généraliser à la vie réelle, là ça devient fascinant.

La mise en oeuvre de ces mécanismes au sein de la relation client comme de la relation employé est probablement la dernière tendance lourde au service de l’engagement !

SalesForce avec l’outil Rypple ou encore les différentes solutions d’aide à la prise en mains d’outils tiers comme Bunchball ou Kudosbadges pour IBM Connections montrent bien l’intérêt de la « ludification ».

Y, une génération infantile ?

Il paraît que Frédérick Taylor disait :

« Le travail est principalement constitué de tâches simples et pas particulièrement intéressantes. La seule façon d’obtenir des gens qu’ils les exécutent est de les inciter correctement et de les surveiller attentivement ».

La gamification est une « nouvelle » façon d’obtenir que les gens exécutent leurs tâches et c’est tout ?

Peut-être et si c’est le cas, c’est prendre la génération Y et les suivantes pour une bande de gogos infantiles !

Ces générations ont fait le succès du jeu vidéo, succès qui a considérablement enrichi les interfaces des solutions informatiques que nous utilisons, mais elles ne sont pas dupes de leur engouement.
Elles ont toujours choisi quand elles voulaient jouer, avec quel jeu et plus nombreux sont les échecs que les « blockbusters », si je peux me permettre cette analogie avec le cinéma.
Ces générations ont également un rapport plus « décontracté » au sein des écosystèmes dans lesquels elles existent.
Mais, surtout, ces générations ont globalement des niveaux d’éducation et d’information plus important ; cette richesse et cette diversité de savoirs modifient considérablement la donne.

Génération Y : fatriarcat et altruisme ?

Pas si simple, d’abord parce que si le « fatriarcat » est probablement une des caractéristiques de cette génération, elle est surtout vraie pour ceux qui sont « du bon côté » de la fracture numérique.
Même si dans nos économies occidentales, beaucoup d’entre eux « finiront » cols blancs, il y en aura également un grand nombre à rejoindre les cols bleus.
En matière d’altruisme (et non plus de solidarité), certains comportements (engagement humanitaire, sensibilité écologique, par exemple) pourraient nous laisser penser que cette génération a plus le souci des autres, peut-être, mais cela reste à voir (à mon avis).
Ce qui a surtout de nouveau (et d’intéressant) chez une partie importante de cette génération, c’est une capacité à imaginer sa vie en décalage par rapport aux « modèles » en cours, mais également à la mettre en scène, à la réaliser, en utilisant les outils, les moyens, à sa disposition !

Et à ce niveau, c’est un véritable gouffre qui s’ouvre devant les éditeurs de solutions (SCRM, ERP, social software) !

A force de contraintes et de vraies mauvaises habitudes, certains éditeurs espèrent qu’en mettant une dose de « gamification » leurs solutions seront à même de contribuer à apporter les réponses ou les éléments de réponses qui seront attendus demain.

Malgré notre optimisme, on ne voit pas comment !

Gamification Ethics (by Kes Sampanthar)

En effet, pas de nuance, que du systématisme qui tue le plaisir, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas tout : la gamification est un système de récompense pour celui qui y participe, mais qu’en est-il pour celui qui la met en oeuvre ?

La question est ouverte et bien souvent les réponses sont absentes et les explications confuses : on comprend bien l’utilisation à des fins marketing, profilage clients, de ces informations, mais quand on « touche » à des applications utilisées dans le cadre professionnel, on peut s’interroger sur les attentes réelles de l’entreprise et sur les conditions d’utilisation des informations recueillies tout autant que des conditions dans lesquelles elles le sont (incitation « lourde », coercition, « mensonges » ?).

Sans gouvernance (loyauté et transparence) et sans nuance dans sa mise en oeuvre, la gamification sera probablement une idée qui ne produira pas les résultats escomptés !

Il est assez consternant de voir l’apparition de « nouveaux comportements » favorisés par des outils et des technologies et de vite constater qu’on tente, à marche forcée, de faire « rentrer l’innovation comportementale » dans les schémas hérités du siècle dernier !

« On n’attire pas les mouches avec du vinaigre » selon un dicton populaire, et il est vrai « qu’il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes« , aussi Messieurs les éditeurs mettez une bonne dose de sociologie, de psychologie, de jeu dans votre approche (arrêtez le systématisme) pour nous apporter des solutions innovantes, créatrices, anticipatrices de besoins de demain et des générations qui commencent à entrer dans les entreprises.

A défaut, la gamification aurait pu être une vraie bonne idée !

Deux ans de blogging et même pas fatigué ;-)


Pourtant, à l’occasion de cet anniversaire et après 273 billets publiés en deux ans et plus de 900 commentaires lus et répondus, j’ai proposé à d’autres de « travailler pour moi »  !

Le social, c’est bien d’en parler et c’est encore mieux d’en explorer à titre personnel et/ou professionnel les différents chemins, aussi je vous propose aujourd’hui, un billet « bigarré », crée et rédigé par des personnes que j’apprécie pour leur pertinence, leur à propos et leur engagement !
Une illustration du « lien social » par une publication inattendue, bienveillante, pleine de malice, de pertinence et différente !

Merci beaucoup à ceux dont le « message » est publié ci-après d’avoir accepté mon invitation, et pour les autres qui n’ont pas voulu, pas pu, pas eu le temps, …., on vous aime quand même 😉

Et vous pouvez toujours y aller d’un commentaire, vous êtes les bienvenus !
Happy birthday to You Blog de Claude
par Vincent Rostaing

Quand Claude carbure au super,
on a l’essence même du 2.0
Et quoiqu’il puisse dire ou faire
On est comme des poissons dans l’eau
Sur son blog , On lit, on commente et on tweete
On aime, on critique, on peaufine, on chipote
Mais pour nous le plus grand des super héros
C’est toi Claude Super Man 2.0

Emilie Ogez

Je ne ferai pas de retour en arrière, mais plutôt un court point sur les trois sujets que je vois poindre depuis quelques temps.
Il y a le BYOD (Bring Your Own Device). C’est, selon moi, une vraie tendance de fond qui pose de nombreuses questions, tant au niveau de la sécurité des données que de la politique de gestion des parcs informatiques.
Il y a aussi un vrai débat qui se met en place sur le chevauchement vie privée et vie professionnelle, induit par l’arrivée de nouveaux supports mobiles tel que le smartphone, la tablette ou encore l’ordinateur portable… (checker ses mails dans le RER sur le chemin du retour à la maison, est-ce bien normal/raisonnable ?, que penser d’un commentaire laissé par un collaborateur sur un sujet sur l’intranet un dimanche matin à 9h ?…).
Et plus largement, lié à ces deux sujets, on peut souligner l’importance croissante de la mobilité dans le monde professionnel et le bouleversement des pratiques de management.

Emmanuelle Olivié-Paul

Le digital ne doit pas faire oublier les fondamentaux de tout business qui sont et resterons étroitement liés aux relations humaines. Même s’il change nos modes de « faire » et sous-entend le plus souvent la supplantation du réel au virtuel, le digital ne peut être sans l’intermédiation d’hommes et de femmes.

Xavier Bartholome

Je dirais que tous ces concepts/outils que tu mentionnes dans ton message (entreprise 2.0, le social business, le changement, la digital workplace) tournent autour d’une même idée : aider à revenir un peu les pieds sur terre, à redevenir des êtres sociaux (grégaires?), à réaliser que les membres d’une organisation sont tous sur le même bateau et qu’il leur faut ramer dans le même sens …

Franck Lapinta

Il est toujours difficile de faire un bilan, cela nécessite des choix forcément subjectifs, rarement nuancés, donc des renoncements. Encore plus difficile est de faire un bilan sur le 2.0, tant les évolutions sont fortes depuis 2 ans. 
D’une vision optimiste, je dirais que ces 2 ans ont connu une incroyable révolution encore à peine initiée, et que cette transformation de la société sur tous ses aspects (économie, social, politique, divertissement, information…) est sans précédent dans l’histoire quant à son rythme. Le sujet des medias sociaux est central. 
D’une vision plus pessimiste, je dirais que ces mutations dans les usages, toutes profondes qu’elles soient pour le consommateur/citoyen, se heurtent à trois sphères essentielles qui ne les acceptent que contraints et forcés : les entreprises, les politiques, la loi. Parce qu’elles y voient des risques de remise en cause statutaire plus que des opportunités d’une nouvelle légitimité retrouvée.

Anthony Poncier

Du discours aux actes, entre magie et incantation

De plus en plus d’entreprises répètent qu’elles ont compris que quand on parlait entreprise 2.0/social business ont parlait de transformation des organisations et pas d’installation d’un nouvel outil.
Discours, qui peut parfois laisser un goût amer dans la bouche quand on passe à la réalité de terrain.
Les budgets d’accompagnement sont souvent bien inférieurs à celui prévu pour l’outil.
Faut-il le rappeler, normalement on devrait être sur du 20/80, à savoir 20 pour l’outil.
Penser que l’on va transformer une organisation pour pas grand chose est illusoire.
Faire venir des consultants « experts » ou du moins ayant une certaine habitude de ce type de projet pour ne pas les écouter et dire, « c’est pas grave vous avez l’habitude, vous allez y arriver », renvoi soit à de la méthode coué, soit à la croyance qu’un consultant est un talisman, et que l’arborer fièrement dans son organisation va suffire pour réussir.
Comment ne pas s’étonner que le Gartner considère qu’à minima 70% des projets sociaux vont échouer. Pendant longtemps en cas d’échec on a accusé l’outil, qui sera le prochain bouc émissaire ?

Vincent Berthelot

Il nous aura fallu environ 4 ans pour abandonner une vision trop philosophique de l’entreprise 2.0 pour aborder sous un angle plus lié aux besoins des entreprises et des utilisateurs les transformations digitales à mener.
Le plus grand risque serait désormais de tourner le dos à la vision de cette entreprise plus sociale, plus humaine pour revenir en force sur une vision limitée à l’efficacité des process. 

C’est bien à l’équilibre des deux que nous devons désormais travailler ! 

 —

Alain Garnier

Nous vivons une époque formidable!
En deux ans, le changement autour de l’entreprise 2.0 a été fulgurant. Et plutôt que de se conjuguer au futur comme toutes les nouvelles technologies, c’est au présent qu’on voit le monde de l’entreprise « embrasser » le social à grands bras.  Il suffit de regarder dans le rétroviseur : en 2010, quelle place avait le RSE pour les décideurs? Quasiment aucune. Aujourd’hui : Microsoft rachète Yammer pour plus d’un milliard de dollars… Le marché du réseau social est à l’aune de sa promesse : fulgurant et massif. Et après avoir envahit le Web.
Le voilà bien présent dans l’entreprise.
Ce qui rend cette histoire passionnante, c’est aussi l’humain, au centre de ce processus : que ce soit pour les éditeurs, pour les projets ou les organisations. Ce n’est pas de technique dont on parle.
Mais d’intelligence et l’émotion. Ca fait du bien.

Jean-Pascal Perrein

 En 2 ans, le marché a vu émerger et se développer de superbes sujets, des plus conséquents : le Big data, l’open Data, le social marketing, et les disciplines qui se déclinent de l’entreprise 2.0, RSE en tête. La plus subtil (et la plus complexe) que j’ai vu se développer est la gouvernance de l’information : Sujet de niche, peu attractif pour les populations à comportements Y, mais tellement vitale pour nos organisations.

Passionné pas ce sujet, il y a 2 ans aussi, je suis parti de pas grand-chose, quasiment en même temps d’ailleurs que le lancement des initiatives de Claude sur ce même sujet (et bien d’autres). En constat, nous sommes aujourd’hui face à des réactions d’écoute et de sensibilité forte sur le comment mieux piloter l’information. Avec recul, 2 ans, c’est un palier de changement humain pour mieux appréhender, accepter et se lancer sur un sujet complexe comme la gouvernance de l’information. Curieusement, c’est d’ailleurs ce qui ressortait du premier observatoire de la gouvernance de l’information : 1 an pour mûrir sur le sujet, 1 an pour le construire. Intéressant !

Axyome

 Le monde du 2.0 a commencé pour moi en 2008 mais existait déjà depuis quelques années. A cette époque j’ai du affronter l’engouement général, pour cette forme de mutation de management, d’organisation, de structure qui se posait en rupture complète avec ce que je connaissais et qui malgré tout avait fait ses preuves. A force de communiquer sur les risques qu’entraînaient cette mutation vers le 2.0 j’ai e-cotoyé un certain nombre de personnes influentes, promoteurs et engagés de ce changement et je suis vite devenu le vilain petit canard de la famille 2.0.
Ma seule crédibilité était que je vivais cette mutation contrairement à beaucoup d’autres qui vendaient cette expérience. 

Puis vient le jour où j’ai découvert que je n’étais pas seul (ouf) à comprendre les risques, les problèmes, les blocages culturels de cette évolution “entreprenariale”. 
Claude Super faisait partie de ces personnes qui se comptent sur les doigts d’une main qui avait le recul et l’intelligence pour voir que tout n’était pas aussi rose qu’on voulait bien nous le répéter et le courage pour le dire… Il a su voir les dérives, les aspects vicieux d’une telle organisation si elle n’était pas faite avec bon sens et humilité. 
On s’est vite suivi et entendu sur bon nombre de thèmes et j’avoue aujourd’hui qu’il m’a souvent enlevé les mots de la bouche. Sa vision et sa pertinence en on fait une véritable source d’inspiration. Son succès aux travers des réseaux sociaux et de ses initiatives (Matinées 2.0 …) est bien mérité. J’espère continuer nos échanges ici ou peut-être pourquoi pas un jour autour d’un verre sur le bord du Léman.
Bref je ne vais pas faire la liste des idées et des compétences de Claude, les lecteurs n’auront qu’à parcourir son blog qui est une caverne d’Alibaba du 2.0 et de la gestion de l’information inter entreprise.

Longue vie à ton blog Claude et à bientôt ici ou ailleurs ;D et merci pour ces deux ans forts intéressants en ta compagnie…

Bon blogiversaire o/

Gilles

Le 20e siècle a été celui des processus et de l’automation. Le 21e sera celui de la créativité, de la passion et de l’auto-organisation.

Quelques stats et autres classements :

Top 15 des billets (01-07-11 > 30-06-12)
Un réseau social d’entreprise, pour que faire ?
Réseaux sociaux d’entreprise : 10 conseils pour réussir les projets
Réseaux sociaux d’entreprise : la concurrence Google +
Débat 2.0 : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise?
Intranet 2.0, réseau social d’entreprise : Y’a qu’a, faut que,… pas si simple !
Le réseau social d’entreprise au coeur des espaces d’innovation
Réseaux sociaux d’entreprise : pourquoi ça marche ?
Réseaux sociaux d’entreprise, par où commencer ?
Collaboration et relations sociales en entreprise : les clefs du succès !
Réseaux sociaux : L’email est-il en sursis ?
C’est décidé, à la rentrée je serai un collaborateur 2.0 !
Les quatre vertus cardinales de l’entreprise 2.0
Le web 3.0 est déjà là ! (retour sur TechnoArk 11)
Débat 2.0 : Comment convaincre vos collègues, vos employés, de la valeur de leurs contributions ?
Gouvernance de l’information, entreprise 2.0 : où en sommes-nous ?

Et n’oubliez jamais : « Disrupt Yourself ! »

Réflexion sur la mise en oeuvre d’une stratégie « social business »


Stratégie, stratégie et encore stratégie !!!

Avant de travailler à la votre, un petit détour par cette présentation qui vaut le temps qu’on s’y arrête !

Et vous pourrez espérer le Graal !

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