Utilisation des solutions de travail à distance et de collaboration : vive la stratégie Open bar ?

Parlez dans l'hygiaphone

Depuis quelques semaines, nous sommes très nombreux à travailler à distance et les éditeurs ont mis les bouchées doubles pour faciliter l’installation des applications et en réduire l’impact uniquement en termes de coûts (pas du reste car ce n’est pas leur objectif !).

On ne peut que se réjouir d’une telle mobilisation et d’un tel enthousiasme.

Pourtant discussions vidéos en ligne et coédition facilitées ne signifient pas adoption renforcée, ni meilleure compréhension des usages.

Demain, chacun ou presque aura sa solution préférée et cela risque de devenir compliqué : à quoi peut vous servir la solution que vous aimez tant si personne dans vos contacts ne l’utilise ?

Parlez dans l'hygiaphoneAujourd’hui Zoom est en dans le top 10 des applications téléchargées et le nombre de billets à propos des avantages de l’une ou de l’autre, des risques de l’autre ou de l’une, croît exponentiellement sur les plateformes sociales !

Open bar ? So cool !

Pas si sûr car l’efficacité (raison principale d’utilisation de ces outils) n’est pas due qu’à la facilité d’installation, pas plus qu’au bruit ambiant ni aux considérations ou préfèrences personnelles.

Alors que peu d’entre nous sont réellement prêts ou préparés à cette « mutation » accélérée vers la virtualisation (digitalisation) des échanges et du travail, il est essentiel de réfléchir et de décider du cadre d’utilisation des outils (au regard de nos contraintes et de nos objectifs), bref de parler gouvernance ! (Contrairement a ce qui a été fait lors de la généralisation des applications de courrier électronique).

Enseignants, étudiants, consultants, employés de bureau, dirigeants, élus, …, amis etc., nous avons tous des objectifs différents en utilisant ces outils.

Sachons dessiner le ou les cadres ( selon les cas d’usage) qui nous ressemblent, nous protègent et nous aident à passer ce cap et les suivants !

A bon entendeur et pour en reparler 😉

[transformation numérique] Patron, on a oublié les métiers !


Ce n’est pas le titre d’une nouvelle comédie, mais un simple constat!

Il est vrai que cela est difficile à imaginer pour beaucoup de praticiens tant les métiers sont au cœur de l’évolution des outils et des pratiques, mais il semble pourtant que ce soit encore monnaie courante dans certaines entreprises !

Aujourd’hui les applications destinées à favoriser le travail en équipe par, notamment, une pratique plus ouverte de la communication et du partage d’informations en interne et avec l’externe, font souvent l’objet d’une période de tests ou d’essais.

Or a l’instar de ce qui se faisait il y a encore quelques années, et malgré le rôle des business analystes, la charge du test reste trop souvent confiée aux équipes techniques !

Je m’étonne toujours que des tests d’outils de communication soient proposés en test à des équipes à propos desquelles tout le monde s’accorde ou presque à reconnaître que leur première qualité n’est pas la communication.

Si cette pratique se justifiait par le besoin d’une « garantie » de qualité des outils et de leur parfaite cohérence (système et exploitation) dans le paysage applicatif de l’entreprise, il n’en est plus rien pour la majeure partie des nouvelles applications hébergées dans le cloud, utilisées en tant que service et conformes aux principaux standards.

Aujourd’hui, les métiers sont les principaux acteurs de la mise en œuvre des outils collaboratifs. Ces outils sont organisés autour de fonctionnalités de communication.

POCEt il est probable que la meilleure approche pour juger de l’intérêt de ces solutions est de confier leur appréciation aux métiers.

Qu’il s’agisse de Yammer ou de Teams pour ne parler que des outils de Microsoft, l’adoption passe par l’appréciation de la proposition de valeur pour des cas d’usages connus des business analystes.

Afin de juger de la pertinence d’un outil, il est préférable que les porteurs de projets associent équipes techniques et utilisateurs côté métiers dans une approche d’appréciation.

La pratique vertueuse passe par l’engagement ou l’intégration des principaux intéressés et la mise en œuvre – avec eux – d’un « plan de test » dans lequel seront précisés, entre autres :

  • Les objectifs métiers,
  • Les fonctionnalités à évaluer,
  • Les éléments de gouvernance requis par l’organisation,
  • Les personnes en charge du test,
  • Les éléments de mesure,
  • La durée,
  • Le support à apporter aux utilisateurs concernés pendant la période.

La méthode est simple et pertinente au regard des attentes des uns et des autres.
Elle permet de mettre en œuvre des stratégies au service de l’adoption des « nouvelles manières de travailler » qui ne sont pas à l’initiative des services techniques et à propos desquelles leur apport est important mais limité.
La méthode est efficace, mais c’est à vous de voir !

J’ai supprimé mon compte Facebook ! So what?


Il y a toujours un moment où chacun d’entre nous a le sentiment que l’offre de services d’un prestataire ne remplit plus les conditions d’équilibre originelles.

Depuis plusieurs mois, le quotidien de Facebook pour mon compte s’est modifié d’une façon que j’ai fini par trouver inquiétante pour ne pas dire suspecte !

Je ne fais par partie de ceux qui partageaient leurs souvenirs de vacances ou de voyages, pas plus que leurs achats ou visites gastronomiques, mais comme tout à chacun j’ai apprécié de recevoir des nouvelles d’amis, j’ai souvent « aimé » leurs publications – ne serait-ce que pour leur faire signe – et j’y ai trouvé une certaine convivialité et souvent de bonnes blagues publiées entre autres par le Gorafi ou The Onion.

Depuis plusieurs années, j’utilise une connexion VPN afin d’éliminer au maximum les trackers qui infestent le web et les applications mobiles.
Ces deniers temps, deux choses m’ont fortement agacé :

  • Les publicités pour des produits inutiles, voire stupides (de mon point de vue) comme le retour du fixe-chaussettes pour chemises
  • Le manque criant de pertinence des informations poussées sur mon mur.

En fait, comme beaucoup j’ai constaté que l’application ne respecte pas l’importance de messages et qu’il est fréquent de voir afficher des publications après un délai plusieurs jours.

Vous me direz qu’il est possible de paramétrer l’affiche de son fil d’actualité ; oui, je sais et j’ai essayé mais en vain ! De plus, je n’ai pas de motivation à le faire ! Pourquoi y passer du temps ? Pour que la prochaine mise à jour remette à zéro mes préférences ?

Le second point qui m’a vraiment choqué c’est l’absence de diversité et probablement que vous l’avez constaté également.

Facebook, par ses algorithmes et son analyse de mon comportement en ligne, ne me propose que des sujets ou des publications qui vont dans le sens de mes « like ».

Or, j’attends d’un réseau qu’il me contredise, qu’il favorise la discussion, qu’il propose un challenge, qu’il me surprenne parfois et peut-être qu’il contribue à enrichir ma connaissance et mes points de vue.
Est-ce trop demander ?

Entre l’espionnage de mes activités en ligne, la faible pertinence des informations publiées sur mon fil, l’absence de diversités d’opinion sans compter les messages haineux et une probable stratégie de désinformation pour certains groupes et lobbys, j’ai estimé qu’il était temps pour moi de renoncer à une présence sur ce réseau.
Un dernier point qui ne manquera pas d’inquiéter certains et qui ravive le débat aux USA sur le démantèlement de Facebook réside dans sa totale domination et l’absence de concurrence.
Dans un monde ou le racisme, la xénophobie, l’intolérance et l’absence de compassion ne reculent pas – bien au contraire ! – pensez-vous qu’il est raisonnable de laisser une entreprise « ficher » et cataloguer les citoyens du monde ?
Beaucoup vous diront que ce n’est pas important, que c’est l’évolution du marketing, bla bla bla …
Et demain, dans les mains d’une dictature ?????

A bon entendeur, salut!
Et à bientôt dans d’autres occasions et sur d’autres supports.

Une année 2019 exaltante !


[Entreprise & Numérique]Fatiguant, envahissant, stressant, l’outil de travail est-il hors de contrôle ?


Une récent étude publiée par Eleas arrive à point nommé pour préciser – en dehors des voeux pieux et des pratiques incantatoires autour de la digital work place et des outils numériques – la réalité de la perception des employés-utilisateurs.

L’objectif de ce travail réalisé par Opinion Way – et publié en ligne – est d’apprécier l’impact des outils numériques professionnels sur les salariés.

Trois informations ont retenu mon attention, en dehors du fait que ces outils (messagerie professionnelle, ordinateur fixe ou portable, smartphone ou tablette, Intranet, messagerie instantanée, etc.) sont largement utilisés au quotidien (plus de 3 heures pour plus de 75% des sondés !).


Et les employés y voient une proposition de valeur intéressante : le gain de temps !

Proposition de valeur des outils numériques
Proposition de valeur des outils numériques

En dehors cet aspect, les collaborateurs (cadres et non cadres) sont plus circonspect quant aux outils numériques et ils sont nombreux à les juger négativement même si certains apprécient le plus de réactivité !

Source de fatigue, de stress, parfois trop envahissant, ces outils et les nouvelles méthodes de travail qu’ils imposent sont loin de convaincre l’ensemble des salariés.

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Grosse fatigue !

 

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Trop d’infos

 


Trop d’infos, de la fatigue, le sentiment d’être débordé,

bref la perte de contrôle et ses conséquences ne sont pas toujours très loin !!

 

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Débordement

Sans parler de la pression ressentie qui « pousse » le collaborateur à opter pour une présence numérique 24/7 au détriment de sa vie personnelle et de ses loisirs !

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Et du coup, on fait la pause 🙂 

Capture d_écran 2018-11-28 à 16.07.32Seule (ou presque) proposition d’accompagnement dans la gestion du stress provoqué par les outils numériques.

 

 

 

Le salarié est contraint à trouver les solutions par lui-même le plus souvent.
Il n’est pas surprenant que la plupart n’y voit qu’une proposition de valeur réduite à un gain de temps et d’autonomie alors que l’entreprise rêve de plus de productivité, d’innovation et, pour certaines de bonheur au travail !

La mise en avant de la proposition de valeur de l’outil numérique au service du salarié dans son quotidien doit être au coeur de la stratégie des ressources humaines, du management, du déploiement des outils et plus globalement de l’entreprise.
A défaut, l’outil numérique sera souvent considéré comme un allié objectif d’un management déshumanisé, privilégiant la pression comme outil de gestion des hommes.

L’efficacité des outils de partage et de collaboration n’est plus à prouver, mais très nombreux sont les salariés qui s’en méfient et qui, faute d’un accompagnement dans l’entreprise, continueront à chercher toutes les stratégies de contournement possibles.

L’outil numérique permet beaucoup plus de confiance, il serait dommage qu’il ne soit ressenti que comme un outil de contrôle et une source de « burn-out » !

Découvrez tous les enseignements de ce sondage !