[podcast – 20|04]Enjeux des réseaux sociaux : rester simple


Sachons rester simple tant dans l’attitude que dans les contributions !

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L’information (les données) plus que jamais au coeur de l’entreprise de demain


Quoi de neuf me direz-vous !

Aucune révolution, en effet, mais quelques précisions ( nécessaires ?)

Distinguer l’information de l’application

Les récentes évolutions techniques ont largement contribué à ce que les utilisateurs s’intéressent de très près aux outils qu’on leur propose à titre professionnel et bien sur privé (la frontière est parfois un peu tenue).

Hors, l’application, bien que nécessaire, n’a en fin de compte aucun intérêt hors de ses phases de conception (pour les éditeurs) et d’utilisation (pour les entreprises) et la vision qu’on en a pourrait être « contreproductrice ».

Dans un modèle basé sur une informatique de gestion, chaque application est « détentrice » des informations et des données qu’elle recueille, qu’elle utilise en phase d’exploitation et qu’elle stocke ou archive.
L’architecture opérationnelle qui en résulte est une organisation qualifiée de « silos », donc fortement verticalisée par métier (et par application!).
Si ce type d’organisation va bien aux directions informatiques (logique matricielle) ainsi qu’à beaucoup d’employés (habitude et confort), elle représente souvent un non-sens pour les entreprises !
L’appropriation des flux d’information par les applications à leur seul bénéfice, c’est un peu comme si chaque appareil électrique avait son approvisionnement en direct avec le fournisseur de courant.
Il existe des référentiels « communs » et partagés par les applications informatiques d’une entreprise, mais l’absence des standards et les « querelles de chapelle » rendent difficile la mise en production d’une architecture plus homogène, basée sur des solutions interopérables!

Quelle est la légitimité des éditeurs à nous proposer des systèmes « propriétaires », fermés, souvent plus au service de leurs intérêts financiers que de ceux de leurs clients ?
A ce stade, il est peut-être temps que certains réfléchissent à leur modèle d’affaire et nous proposent des applications pertinentes, performantes, au service d’un traitement efficace de l’information, réflexion qui peut, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres industries, conduire à d’autres modèles plus aptes à servir le « business » à moyen terme.
Tout à chacun utilise des applications sur son poste de travail, mais également sur son smartphone, l’essentiel est le résultat du traitement, non pas les caractéristiques du logiciel qui a permis de le réaliser.

Open data : une opportunité pour l’entreprise de demain

Si, comme moi, vous considérez que l’information (les données) sont la valeur au service des affaires, vous devez regarder avec intérêt les démarches « open data« .

Est-il encore possible, et si oui pour combien de temps, de penser l’entreprise hors des initiatives open data ?

L’open data est un peu au monde de l’informatique ce que Ikéa est à celui du mobilier :

Les données déposées dans le domaine public et mises à disposition de tous sont une réelle source de valeur ajoutée pour les organisations.
Pour que leur exploitation soit facilitée, il est prudent de les accompagner d’un mode d’emploi.
Pour que cet usage soit largement adopté, il faut décrire les scénarios d’utilisation des données (le type de meuble : étagère, table, etc.) ainsi que les étapes de leur « ingestion » dans le système ou l’application cible (descriptif de montage) et les processus qu’elle gère et/ou commande.

Il est probable qu’une certaine rationalisation s’impose en ce qui concerne la multitude de données dupliquées dans les systèmes publics et privés.
Combien de systèmes différents (reliés ou non) contiennent des informations du type nom, adresse, vous concernant par exemple ?
Ces informations sont publiques et rien n’empêche leur mise à disposition dans un modèle « open data », si ce n’est à préciser qui est/sont le(s) responsable(s) /steward(s) de ces informations.

Les données sont l’information ; une partie d’entre-elles est dupliquée dans un nombre inimaginable de systèmes générant ainsi des surcoûts sans aucune contre partie en terme de valeur ajoutée.

Préserver l’essentiel

Après tout peu importe que certaines données sont partagées si on peut en garantir la qualité !

Les organisations ne pourront continuer, sauf à y consacrer des budgets très importants, à gérer toute l’information dont elles peuvent avoir besoin !
De ce point de vue, il est temps de réfléchir à la mutualisation de données publiques (recensements, annuaires, etc.) au service des entreprises et des administrations.
Et pour avancer sur cette voie, il faut d’ores et déjà adresser, outre la question de « stewardship », celle plus globale de la définition et du périmètre de la sphère privée : débat 2.0 que tout le monde cherche à éviter au mépris de l’intérêt légitime du « citoyen ».

Ce sont là des suggestions au service d’une exploitation (valorisation) facilitée et sécurisée de l’information pour notre plus grand bénéfice et en confiance.

A votre avis ?

Medias sociaux et capital humain : quelle stratégie ?


Avant de parcourir l’intégralité de cette présentation faite par Ross Dawson, quelques extraits significatifs de l’importance d’une stratégie de gestion des médias sociaux notamment au niveau « ressources humaines » :

Collaboration, RH, sécurité, ISO 27002, gouvernance, …….


Pas toujours simple, mais un rappel plus que nécessaire.

La collaboration,ce ne sont pas que des bonnes intentions ,-) et ISO 27002Code de bonnes pratiques pour la gestion de la sécurité de l’information en français.

Par Jacques Folon

Sphère privée et médias sociaux : tout a été dit, mais rien (ou presque) n’a été fait !


Aux USA, le Congrès se pose beaucoup de questions quant à la protection de la sphère privée sur Facebook tandis qu’en Suisse, c’est le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) qui s’inquiète à propos de Google Street View et qui demande à la justice de trancher !

Il est peut-être injuste d’écrire que rien n’a été fait en ce qui concerne la protection des données personnelles car les textes et les directives existent au niveau suisse (cf. supra) mais également au niveau européen avec la directive 95/46/CE qui « constitue le texte de référence, au niveau européen, en matière de protection des données à caractère personnel. Elle met en place un cadre réglementaire visant à établir un équilibre entre un niveau élevé de protection de la vie privée des personnes et la libre circulation des données à caractère personnel au sein de l’Union européenne (UE). Pour ce faire, la directive fixe des limites strictes à la collecte et à l’utilisation des données à caractère personnel, et demande la création, dans chaque État membre, d’un organisme national indépendant chargé de la protection de ces données. »

Business versus sphère privée

L’opposition n’est pas nouvelle tant les enjeux sont importants pour nous tous.
La sphère privée, notion relativement récente, est une protection contre les intrusions (ingérences?) de plus en plus nombreuses dans notre liberté de conscience, de choix et bien sur, notre propre sécurité.

L’existence de charte à propos du droit à l’oubli ou l’utilisation des techniques d’obfsucation ne sont pas suffisantes pour protéger le citoyen dans un monde où les données personnelles sont parfois les clefs (exploitation marketing) de la réussite d’un business.

Il est légitime pour tout fournisseur de services, et pour tout commerçant, de s’attacher à mieux connaître son marché, ses potentialités, les segments auxquelles il s’adresse, bref  à travailler son marché et sa « zone de chalandise », mais doit-on pour autant accepter que cela se fasse à nos dépens ?

Des entreprises à dimension sociale?

L’entreprise a une responsabilité sociétale surtout en ce qui concerne les données numériques et il ne suffit pas de se « cacher » derrière les possibilités offertes par les technologies pour s’en dégager.
Le cas Confédération Suisse vs Google Street View est intéressant de ce point de vue.
En effet, personne ne remet en cause l’intérêt du service proposé par Google, ni sa pertinence (le marché et les consommateurs s’en chargeront) mais il est légitime de s’interroger sur les conditions dans lesquelles les images à la base de ce service sont prises et sur l‘insuffisance de protection des données personnelles pouvant exister sur ces images.

La confiance : facteur du succès !

L’économie numérique ne peut vraiment se développer sans que les acteurs aient pleinement confiance dans les organisations et les entreprises.

Il est important de souligner que le terme le plus souvent associé à économie numérique ou à internet est PROTECTION !
Nul doute des dangers et chacun doit prendre des précautions quant à la divulgation d’informations personnelles. Le challenge est le même (mais l’échelle est différente) pour les entreprises que pour les personnes privées et les sources d’information, notamment à destination de la jeunesse et à l’initiative des pouvoirs publics, sont disponibles : Netla en Suisse, CNIL en France.
Il existe également des services du type liablefor qui proposent une aide et un support pour les particuliers, et les entreprises, soucieux de protéger leur identité numérique et leurs données personnelles, mais il est regrettable de constater que Google, Facebook et bien d’autres n’ont pas une attitude proactive et se contente d’adapter leurs politiques ou leur façon d’agir selon les contextes légaux.

A quand une réflexion globale et coordonnée (G8 pour la CNIL) sur le sujet de la protection des données personnelles, réflexions qui devrait aboutir à des règles simples, universelles (je rêve?), indiscutables quant à l’appropriation et l’utilisation et la sécurisation des données personnelles de tout à chacun ?

Il en va de notre confiance dans une économie dont la croissance est favorisée par la dématérialisation et la croissance exponentielle des échanges de contenus numériques.

Annexes :

La démographie Facebook au 15 janvier 2011


Les données Facebook compilées au 15 janvier par Amodiovalerio Verde :

Les plus grandes régions selon le nombre d’utilisateurs sont :

  • Amérique du Nord avec plus de 163 millions d’utilisateurs
  • Sud-Est asiatique, avec environ 76  millions d’utilisateurs
  • Europe occidentale avec 46,5 millions d’utilisateurs.

L’infographie montre également les 20 premiers pays par les utilisateurs de Facebook à (au 15 janvier 2011), à savoir :

  • 8 pays d’Amérique (États-Unis, Mexique, Canada, Argentine, Colombie, Brésil, Chili, Venezuela)
  • 6 pays d’Asie (Indonésie, Turquie, Inde, Philippines, Taïwan, Malaisie)
  • 5 pays européens (Royaume-Uni, France, Italie, Allemagne, Espagne)
  • 1 pays océanien (Australie)

En Afrique et en Asie du Sud-Est les hommes représentent la majorité des utilisateurs de Facebook.
Enfin, la moyenne d’âge dans le monde est  28,2 ans, avec en Asie du Sud-Est, un âge moyen de 24.1 ans tandis qu’elle est de 31.2 and en Amérique du Nord).

Tous les chiffres ci-après :

(e)Promotion, (e)Réputation, (e)xposition,…, (e)ntreprise (e)t moi


L’IFOP, sous la direction de Frédéric Micheau a récemment réalisé un sondage sur l’utilisation du « personal branding » au service des marques pour le compte de l’Atelier.

Dans le rapport disponible en téléchargement, il y beaucoup d’informations très intéressantes du point de vue des initiateurs du sondage mais également d’un point de vue plus général, notamment dans la première partie de l’étude à propos de la diffusion des informations sur Internet.

Une exposition maitrisée ?

Nous sommes très nombreux à publier (divulguer?) des informations personnelles sur internet (53% des sondés) et 33% des personnes interrogées confirment poster des informations les concernant au moins une fois par semaine !

Il est également intéressant de constater que beaucoup d’entre-nous communiquent également des informations professionnelles sur le réseau (30% selon les résultats publiés).

Si le phénomène peut surprendre, il reste cependant très lié à l’explosion de l’utilisation des réseaux sociaux en France et il n’est pas surprenant de lire que 58% des sondés publient ces informations sur Facebook tandis que le second canal, le blog à égalité avec Viadeo, n’est utilisé que par 14% des personnes interrogées.

La maîtrise de l’exposition sur internet dépend de la maîtrise des canaux utilisés et en utilisant aussi largement Facebook, il est probable que beaucoup d’entre nous avons perdu le contrôle de notre communication à des fins personnelles, amicales et/ou professionnelles.

Have we share too much information?

Have we share too much information?

Les garde-fous

La question est posée dans l’infographie ci-dessus, sommes-nous en train de partager TROP d’information ?

En ce qui concerne les informations professionnelles (incluant bon gré mal gré des données concernant l’employeur, voire la marque), la prudence semble plus importante et il est rassurant de constater que les sondés publient ce type d’information pour « la bonne cause » : principalement développer son réseau, trouver un job, mais peu pour recruter (seulement 3%).
Il s’agit bien d’une communication d’informations professionnelles à des fins uniquement personnelles et cette communication se fait en liberté « surveillée ».
21% des sondés qui ne publient pas d’information professionnelles affirment ne pas en avoir le droit tandis que 33% craignent que l’utilisation qui en sera faite n’est pas conforme à leurs attentes.

Enfin, il peut être rassurant de lire que 82% des personnes ayant participé au sondage se disent  préoccupés (très ou assez) par la confidentialité des données personnelles  publiées sur Internet alors qu’ils ne sont plus que 65% en ce qui concerne les informations professionnelles (on aurait aimé connaître le point de vue côté entreprise, mais qui côté entreprise ?).

Prenez le temps de lire le détail de l’étude et le compte-rendu de l’Atelier du 23 novembre mis en ligne par Fadhila Brahimi.

Pour ce qui est de la protection des données, voyez nos précédentes notes et surtout c’est VOUS qui êtes responsable de vos publications et de votre identité numérique.

Et en bonus, cette infographie sur l’utilisation des réseaux sociaux par les Fortune 100.

Réseaux sociaux et Fortune 100

Réseaux sociaux et Fortune 100 - mars 2010