2.0, social et collaboration en entreprise : où en sommes-nous ?


En juillet Collaboratif-info titrait « L’entreprise collaborative : où est-ce que ça coince ?« , Fred Cavazza nous expliquait, suite à la parution du livre de Dion Hinchcliffe que le social business était avant tout une question d’intégration et aujourd’hui, Bertrand Duperrin nous rassure : le community management est (comme « la force ») en nous !!!

Bon, mais concrètement, où en sommes-nous ?

Tout d’abord et quels que soient les efforts de communication et/ou commerciaux déployés par les uns et les autres, il semblerait que l’outil « social » le plus utilisé actuellement reste encore l’email, eh oui le courrier électronique !
Et ceci est probablement encore plus vrai dans l’entreprise !

Logique commerciale vs. besoin utilisateur

A chaque besoin une application et à chaque application une interface !
A ce régime, nos écrans ne seront plus suffisants (comme c’est le cas sur les smartphones) pour afficher les icônes des applications avec lesquelles nous travaillons au quotidien et l’organisation de son « bureau »  deviendra vite une tâche bien ennuyeuse, mais ô combien nécessaire.
La logique commerciale des éditeurs et l’absence de pression des clients pour des standards communs nous a conduit à une situation qui privilégie largement les intérêts commerciaux des premiers aux dépens des besoins de souplesse des seconds !
Et les premiers qui ont fait les efforts pour s’adapter aux particularités de chaque solution, ce sont les employés !
Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que le « seul » outil qui soit devenu universel ou presque est le courrier électronique et la convergence (pour ne pas dire la similitude) des interfaces n’y est pas pour rien !
L’étanchéité des silos applicatifs y compris dans les interfaces utilisateurs a consacré une « certitude » fermée, rigide, protectrice alors que l’entreprise a plus que jamais besoin d’ouverture, d’échanges, d’agilité et d’interaction.

Créer de la fluidité entre applications

(Photo: Garratt Gallgher)
The graphic user interface (GUI) created by MIT engineer Garratt Gallagher (similar to the one seen in the Hollywood movie The Minority Report starring Tom Cruise).

Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que la mise en oeuvre des espaces collaboratifs, des réseaux sociaux d’entreprises, n’est pas facile et parfois semble impossible.
Les réticences ne manquent pas et il faut avouer que rien ou presque n’a été fait pour faciliter la vie des utilisateurs.
Partant du fait que « c’est aussi simple que Facebook » ou « intuitif » que la gamme MS-Office, chacun y est allé de son « wall » ou de son « ruban », c’est selon.
Du côté de l’utilisateur, pas d’autre choix que de s’adapter ou alors ne pas utiliser !
Et c’est bien le problème, y compris du côté de MS-SharePoint !
A moins de vouloir de mettre en production des logiciels qui restent sous-utilisés, il faut privilégier les solutions qui s’intégrent dans l’univers de l’utilisateur, dans ses outils habituels dont le client email !

Fort heureusement, d’autres l’ont compris et travaillent à apporter des solutions novatrices et surtout pertinentes à ce réel problème de l’adhésion des employés aux outils collaboratifs et sociaux proposés par les organisations.

Aujourd’hui, j’en ai retenu deux : harmon.ie et  Azendoo.
Tout d’abord harmon.ie parce que parler social business, engagement, etc., c’est bien, mais que faciliter l’adoption de ces usages c’est mieux, surtout quand on s’intégre aux applications d’infrastructures des entreprises !
La solution d’harmon.ie n’a rien de spectaculaire, mais côté pratique, simplicité, elle n’est pas en reste pour faciliter l’utilisation de SharePoint ou Google Docs avec Outlook ou un client Lotus Notes.
Pour les utilisateurs, nul doute que cette solution apporte du confort, de la fluidité et de la sécurité et de la gouvernance (toutes les fonctions MS-SharePoint dont le records management sont disponibles) dans le travail collaboratif et l’exploitation des contenus structurés ou non-structurés.
Pour l’entreprise, Harmon.ie est une solution pour faire coexister des solutions d’infrastructures a priori incompatibles ou pour amorcer en douceur des migrations.

Azendoo, de son côté, a déjà eu les honneurs de la presse francophone et s’inscrit dans une tendance lourde : mettre les tâches (et non les messages) au coeur de la collaboration, en

  • Aidant chaque employé à organiser ses « Tâches » en portant le concept de post-it, connu de toutes les cultures et utilisés sur tous les bureaux, sur une application web. Azendoo est assez proche d’une méthode d’organisation Anglo-Saxonne : « GTD » (Get Things Done) qui donne quelques clefs d’efficacité professionnelle.
  • Fluidifiant la collaboration via des « Sujets ». Chaque sujet rassemble a) les personnes, b) les documents, c) les flux de discussions et d) les tâches de tous pour une vision unique et centrale du travail d’équipe vers des projets agiles.
  • Diminuant les emails en facilitant les échanges, dans des espaces sociaux et collaboratifs

Il s’agit ici de connecter le travail, l’accélèrer et aider à accomplir celui-ci, seul ou en équipes, tout en intégrant d’autres applications que les employés utilisent déjà : email, Evernote, Google docs, etc.

A part ces deux exemples (merci de faire part de vos expériences Podio, Zyncro etc.), de mon point de vue, on n’a guère avancé !

En début d’année, je lançais (avec d’autres) un appel à plus d’interopérabilité pour une adoption facilitée, et je sais que nous sommes nombreux à partager ce point de vue, loi du discours attendu des éditeurs, aussi je pressens que l’avenir ne manquera pas de nouvelles solutions pertinentes, pratiques, faciles et utiles à l’instar des deux solutions abordées plus haut !

Le monde, même 2.0, ne s’est pas fait en un jour et n’oublions pas qu’il ne se fera pas sans les utilisateurs !

[Etude]Du web 2.0 à l’Entreprise 2.0


La fondation CIGREF vient de publier un document de synthèse (Les Essentiels)  issu des travaux concernant un nouveau projet de recherche de la « Vague A » du programme ISD : « comment le Web 2.0 modifie les organisations qui deviennent des « entreprises 2.0… ». 

Les auteurs du projet de recherche précisent notamment que « en observant l’évolution du Web, la tendance générale est l’essor des technologies collaboratives, dans lesquelles l’utilisateur est à la fois consommateur et concepteur des contenus diffusés sur le Web.
Les auteurs ont choisi d’examiner comment ces technologies, en tant que supports d’interactions, font évoluer la chaîne de création de valeur dans les organisations
 »

La synthèse en ligne :

Management 2.0, Social, RH, Gouvernance : besoin d’un nouveau contrat ?


Le monde du travail évolue du fait des possibilités offertes par la technologie, mais également par l’envie, le besoin, de travailler « autrement ».

J’ai eu l’occasion, avec d’autres, de publier quelques idées ou mises en perspectives sur le sujet.

Aujourd’hui, je souhaite engager une discussion à propos du besoin (ou pas) d’un nouveau type de « contrat de travail » .

Il y a quelques jours, Michael Grove publiait sur MiX (Management Innovation eXchange) un billet fort bien écrit intitulé « All work can be viewed as service » résumé ainsi :

Today we manage workers by headcount, jobs, roles, processes, and infrastructure.
By viewing all work as a service we can define the service needs, match the service talent, and confirm the value exchange.
The process empowers theworker to get the work done the way they want to work.

Dans quelques jours, le 7 juin, la conférence Intranet et RSE, abordera également le sujet, autour d’une table ronde intitulée «  L’identité numérique au cœur de l’intranet », table ronde à laquelle j’aurai plaisir à apporter ma contribution.
Digital workplace, Digital board, réseaux sociaux d’entreprise, BYOD (Bring Your Own Device) : l’environnement, les outils et les conditions de travail changent et nous en serons tous « impactés » dans les prochaines années..

Alors faut-il proposer aux collaborateurs, un nouveau type de contrat de collaboration ?

Les enjeux sont importants :

  • Création des conditions de l’engagement
  • Optimisation de la relation humaine
  • Fidélisation des collaborateurs
  • Stratégie de gouvernance
  • Respect de la réglementation sociale
  • etc.

Pour de nombreux cols blancs, la notion de temps de travail évolue et nous sommes nombreux à considérer que nous devons nous émanciper d’un carcan horaire (métro boulot dodo) et gérer nos emplois du temps selon nos objectifs, nos contraintes et nos envies.
Pour autant, il ne s’agit pas d’une « carte blanche » donnée à l’entreprise pour « charger la barque » !
Il s’agit simplement, et avec l’aide des outils, d’imaginer une autre approche d’un certain nombre de tâches, une approche du type « prestation de service » peut-être, en tout cas une approche qui laisse à ceux qui le souhaitent plus de responsabilité dans l’organisation du quotidien.
Cette personnalisation du « rapport au travail » dans l’entreprise est aujourd’hui plus facile du simple fait que la technologie nous permet également de nous « affranchir » du lieu de travail.

Si le rapport au temps ainsi que le rapport au lieu changent, nous sommes à l’aube d’ un nouveau type de rapport au travail, à l’entreprise !


Nous sommes différents et nos rapports au travail le sont (voir l’excellent travail « Défaillances managériales des entreprises françaises (1): Mirages de l’autonomie » publié récemment et qui contient à ce sujet des données intéressantes), mais il n’empêche que demain des générations de collaborateurs demanderont des solutions, des relations, un « encadrement » plus « modernes », mieux adaptés à leur manière de vivre (et je ne parle pas de geeks).

  • Aujourd’hui, beaucoup de cols blancs ont des comptes du type LinkedIn ou Viadéo sur lesquels ils valorisent leur formation, leur expérience et leurs compétences.
  • Les mêmes (souvent) gérent à partir de Twitter et/ou Facebook de la diffusion de contenus (souvent liés à leur occupation professionnelle).
  • Ce sont également eux qui ont (ou auront) des profils riches dûment renseignés dans les différents médias en support aux intranets, digital workplace, réseaux sociaux d’entreprises ou plate formes collaboratives dans les organisations, toutes solutions dans lesquelles ils apportent des contributions, par ailleurs.
  • Enfin et pour préciser le contexte, ces collaborateurs privilégieront l’utilisation de « leurs outils »  pour accéder à des informations et des services publics et/ou privés déployés et mis en production dans le cloud !

Alors, j’ai une question (au moins) à l’attention des directions RH des entreprises :
n’est-il pas « opportun » et pertinent de proposer aux collaborateurs d’agréger, selon leurs propres critères, ces informations, ces contenus, ces contextes, dans un profil « complet » qui leur appartiendrait ?

De mon point de vue et même si ce n’est pas l’innovation du siècle, une offre de ce type peut servir l’entreprise et le collaborateur dans une nouvelle relation de travail, moderne, transparent et ouverte.

Votre avis, vos expériences ?

Social business et entreprises en Suisse : hâtons-nous lentement !


19ème puissance mondiale (classement selon PIB 2011), mais 4ème si on s’en tient au PIB par habitant, la Suisse est indéniablement un pays qui compte sur la scène économique.
La Suisse est égalemement un pays « vertueux » en terme de finances publiques, un pays qui sait compter et où on sait compter !

Pourtant, les entreprises suisses sont confrontées elles-aussi à la concurrence internationale, à la course à l’innovation, aux risques de perte de marchés ; elles vivent une réalité de sociétés – pour la plupart – exportatrices et sont très dépendantes de la « santé économique » du monde.

Dans ce contexte, on pourrait penser que le « social business » est devenu rapidement une dimension que la plupart des entreprises ont tenté d’approcher !
Eh bien, non !

La réalité du « social business » en Suisse est surprenante : il n’existe quasiment pas et rares sont les projets innovants en la matière qui voient le jour !

Une culture de consensus et d’ouverture

Landsgemeinde - Glarus - SuisseLa Suisse est, pourrait-on le penser, le pays « tout désigné » pour le « social business ».

En effet, la confédération helvétique a consacré la participation et la contribution citoyenne en mode de gouvernement tant au niveau fédéral que dans les instances locales (Landsgemeinde).
Les suisses sont très attachés à la « démocratie directe » au niveau politique, même si les taux de participation aux « votations » ne sont que rarement élevés (généralement inférieurs à 50% selon l’OFS).

Les suisses sont également des adeptes des médias sociaux : selon le site socialbakers, il y a plus de 2’750’000 utilisateurs de Facebook en Suisse, ce qui représente 38% de la population totale et 48% des internautes.
Par ailleurs, et tout à chacun peut le constater tous les jours, les suisses sont accueillants, curieux et ouverts et il est facile d’échanger avec eux à l’occasion d’une rencontre inopinée au détour d’un chemin de randonnée, à la terrasse d’une cantine (sur les pistes de ski) ou simplement  » à l’apéro » !

Mais, rien n’y fait, peu d’entreprises en Suisse commence à déployer des stratégies de déploiement dans et avec les médias sociaux.
Aujourd’hui, l’approche reste encore classique (présence de certaines marques et/ou entreprises globales sur Facebook et Twitter) et le réflexe des générations 30-50 ans est le plus souvent de considérer ces stratégies comme intéressantes, inéluctables mais « chronophages« , donc sans en percevoir réellement les bénéfices!

Une pratique d’observation et de prudence

On a coutûme de dire des suisses que c’est un peuple d’ingénieurs !
C’est peut-être l’explication de cet attentisme général qui caractérise l’économie suisse, que ce soit les petites et moyennes entreprises ou les instances « consulaires » Economie Suisse, les diverses Chambres de Commerce et autres associations « faîtières » qui continuent leur « bonhomme de chemin » et leurs pratiques lobbyistes sans trop regarder du côté des média sociaux et de leurs apports potentiels à ces stratégies !

Trop d’enthousiasme nuit à l’objectivité et je reconnais qu’une certaine prudence est certainement nécessaire en la matière !

Mais, dans une économie fortement concurrentielle du point de vue des débouchés mais également des ressources (talents), il devient urgent de décider d’une stratégie « social business » à court et moyen terme.
Et de ce point de vue, il me plaît de rappeler l’initiative « notre histoire.ch« , initiative qui illustre bien la pertinence et la valeur ajoutée des contributions de chacun au service d’un projet commun!

Il est une autre opération rédactionnelle et fortement tientée de « social » lancée récemment par la RSR qui mérite, d’abord, un grand « coup de chapeau » !

Audacieuse, intelligente et  nullement prétentieuse, cette initiative baptisée « En Ligne directe » conjugue les outils traditionnels de ce média (RSR La Première), les médias sociaux (Twitter) et des applications qui permettent à tout à chacun d’apporter sa contribution au débat à partir de son smartphone.

Cette initiative (unique à ma connaissance dans le monde des médias francophones) permet à la rédaction de la RSR de valoriser aux yeux du public mais également des « pourvoyeurs de fonds », le média pour lequel elle travaille par une approche innovante, singulière et riche de sens dans un contexte de recherche permanente de légitimité !

Les entreprises suisses ont tout à gagner à observer cette « innovation » mise en oeuvre par les équipes de la RTS, innovation dont on peut déjà constater qu’elle trouve un public, donc un succès !

Les apports d’une statégie « social business » vont au delà des attentes traditionnelles et des contenus des tableaux de bord opérationnels.

Quelle est la légimité de votre offre, de votre marque vis à vis de votre public cible, quelle est la qualité de votre « marque employeur », que connaissez-vous de vos clients, quelle est la place des membres de votre écosystème (employés, clients, fournisseurs, dans vos démarches de recherche d’innovation, quel leadership avez-vous sur vos marchés, etc.,  tout autant de questions légitimes pour lesquelles l’approche « social business » peut vous aider é trouver des réponses pertinentes et à la hauteur de vos ambitions et de vos moyens.

Venez en discuter avec nous le 20 avril à Genève à l’occasion de la seconde matinée de l’entreprise 2.0.

Ensemble, dessinons l’entreprise de demain !

L’information (les données) plus que jamais au coeur de l’entreprise de demain


Quoi de neuf me direz-vous !

Aucune révolution, en effet, mais quelques précisions ( nécessaires ?)

Distinguer l’information de l’application

Les récentes évolutions techniques ont largement contribué à ce que les utilisateurs s’intéressent de très près aux outils qu’on leur propose à titre professionnel et bien sur privé (la frontière est parfois un peu tenue).

Hors, l’application, bien que nécessaire, n’a en fin de compte aucun intérêt hors de ses phases de conception (pour les éditeurs) et d’utilisation (pour les entreprises) et la vision qu’on en a pourrait être « contreproductrice ».

Dans un modèle basé sur une informatique de gestion, chaque application est « détentrice » des informations et des données qu’elle recueille, qu’elle utilise en phase d’exploitation et qu’elle stocke ou archive.
L’architecture opérationnelle qui en résulte est une organisation qualifiée de « silos », donc fortement verticalisée par métier (et par application!).
Si ce type d’organisation va bien aux directions informatiques (logique matricielle) ainsi qu’à beaucoup d’employés (habitude et confort), elle représente souvent un non-sens pour les entreprises !
L’appropriation des flux d’information par les applications à leur seul bénéfice, c’est un peu comme si chaque appareil électrique avait son approvisionnement en direct avec le fournisseur de courant.
Il existe des référentiels « communs » et partagés par les applications informatiques d’une entreprise, mais l’absence des standards et les « querelles de chapelle » rendent difficile la mise en production d’une architecture plus homogène, basée sur des solutions interopérables!

Quelle est la légitimité des éditeurs à nous proposer des systèmes « propriétaires », fermés, souvent plus au service de leurs intérêts financiers que de ceux de leurs clients ?
A ce stade, il est peut-être temps que certains réfléchissent à leur modèle d’affaire et nous proposent des applications pertinentes, performantes, au service d’un traitement efficace de l’information, réflexion qui peut, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres industries, conduire à d’autres modèles plus aptes à servir le « business » à moyen terme.
Tout à chacun utilise des applications sur son poste de travail, mais également sur son smartphone, l’essentiel est le résultat du traitement, non pas les caractéristiques du logiciel qui a permis de le réaliser.

Open data : une opportunité pour l’entreprise de demain

Si, comme moi, vous considérez que l’information (les données) sont la valeur au service des affaires, vous devez regarder avec intérêt les démarches « open data« .

Est-il encore possible, et si oui pour combien de temps, de penser l’entreprise hors des initiatives open data ?

L’open data est un peu au monde de l’informatique ce que Ikéa est à celui du mobilier :

Les données déposées dans le domaine public et mises à disposition de tous sont une réelle source de valeur ajoutée pour les organisations.
Pour que leur exploitation soit facilitée, il est prudent de les accompagner d’un mode d’emploi.
Pour que cet usage soit largement adopté, il faut décrire les scénarios d’utilisation des données (le type de meuble : étagère, table, etc.) ainsi que les étapes de leur « ingestion » dans le système ou l’application cible (descriptif de montage) et les processus qu’elle gère et/ou commande.

Il est probable qu’une certaine rationalisation s’impose en ce qui concerne la multitude de données dupliquées dans les systèmes publics et privés.
Combien de systèmes différents (reliés ou non) contiennent des informations du type nom, adresse, vous concernant par exemple ?
Ces informations sont publiques et rien n’empêche leur mise à disposition dans un modèle « open data », si ce n’est à préciser qui est/sont le(s) responsable(s) /steward(s) de ces informations.

Les données sont l’information ; une partie d’entre-elles est dupliquée dans un nombre inimaginable de systèmes générant ainsi des surcoûts sans aucune contre partie en terme de valeur ajoutée.

Préserver l’essentiel

Après tout peu importe que certaines données sont partagées si on peut en garantir la qualité !

Les organisations ne pourront continuer, sauf à y consacrer des budgets très importants, à gérer toute l’information dont elles peuvent avoir besoin !
De ce point de vue, il est temps de réfléchir à la mutualisation de données publiques (recensements, annuaires, etc.) au service des entreprises et des administrations.
Et pour avancer sur cette voie, il faut d’ores et déjà adresser, outre la question de « stewardship », celle plus globale de la définition et du périmètre de la sphère privée : débat 2.0 que tout le monde cherche à éviter au mépris de l’intérêt légitime du « citoyen ».

Ce sont là des suggestions au service d’une exploitation (valorisation) facilitée et sécurisée de l’information pour notre plus grand bénéfice et en confiance.

A votre avis ?