Entreprise de demain : une meilleure gouvernance pour plus de …..


A force de tourner autour du pot, il va bien falloir accepter de « mettre les mains dans le cambouis » et regarder les choses en face.

Hier Bertrand Duperrin lançait sur son blog

Adoption.
Le mot qui revient systématiquement quand on parle de la mise en place d’un réseau social d’entreprise ou de toute technologie visant à supporter une évolution des pratiques de travail. Mais à l’heure des bilans il faut être d’une mauvaise foi inébranlable pour ne pas voir que l’adoption ne fonctionne pas tant que cela et que d’autres modèles restent à trouver.

tandis que Arnaud Rayrolle, dans un billet intitulé La réussite des réseaux sociaux d’entreprise est nécessairement collective, affirmait :

Pour emporter l’adhésion de l’ensemble des collaborateurs, l’entreprise ne doit pas lésiner sur la communication, le sponsoring et construire des démonstrations et des argumentaires solides pour convaincre de l’intérêt de la collaboration.

Et ils ont raison !

Toutefois, si il y a unanimité sur le constat et si, pour ma part, j’ai également publié sur le sujet, il n’en reste pas moins que – côté outils et méthodes – peu de solutions pertinentes font l’objet de partage d’expériences.
Et puis, je suis tombé, presque par hasard, sur le billet de Xavier Baron « gouvernance des entreprises, le changement c’est demain« :

En pleine crise économique, dans cette atmosphère de défiance croissante et malheureusement justifiée dans les institutions (l’Etat, l’Europe, les « puissances de l’argent », les patrons, l’avenir même de la planète…), il convient de regarder avec attention le renouvellement du débat sur la possibilité et la pertinence d’une évolution des modes de gouvernance et de type de management en entreprise. Le travail a changé, la production est largement immatérielle, la pression sur l’emploi est forte, l’exigence d’engagement subjectif se généralise. Longtemps taboue, la question de la gouvernance est aujourd’hui reposée. Signe des temps, elle est discutée à partir de différents points de vue, laissant penser que des innovations se préparent comme produit encore incertain mais d’une convergence de pensées issues de lieux et de voix diverses.

Il est patent que la question de la gouvernance est à remettre au centre de toute stratégie aujourd’hui !

En complément de l’excellent billet de Xavier Baron qui « attaque » le sujet sous l’angle de la démocratisation dans l’entreprise (objet également d’un article publié ici fin 2012), je souhaiterais préciser ici en quoi la question de la gouvernance est – à mon humble avis – incontournable.

L’adoption du taylorisme dans l’industrie, l’agriculture et le monde des services a considérablement contribué à la déresponsabilisation de la masse des employés et ce au bénéfice d’un groupe de dirigeants souvent cooptés ou – a minima – formés dans les mêmes écoles ou filières universitaires.
Cette « caste » a toujours – et c’est son rôle – considéré l’entreprise comme une source de revenus pour ses actionnaires et elle-même.
Pour atteindre ses objectifs, elle a conçu l’entreprise comme une organisation qui dispose de ressources (entendez moyens) renouvelables, adaptables, interchangeables et inépuisables.
Mais, tout le monde le sait, la réalité est différente et aujourd’hui ce modèle est en train de s’étouffer au hasard de son aveuglement et de ses nombreuses contradictions.

Les entreprises n’ont probablement jamais connues une période aussi difficile, fruit d’une conjoncture hésitante dans les économies occidentales, de l’émergence très rapide de l’économie des BRICS, d’une plus grande maturité des individus et d’un modèle d’affaires moribond !

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Une stratégie de gouvernance est aujourd’hui un des meilleurs moyens de contribuer à la survie d’une entreprise.
Elle est à considérer comme un guide et non un carcan fait de règles immuables et intangibles.

La gouvernance est nécessaire car elle permet plus de clarté car elle assure :

  • l’identification des rôles
  • la responsabilisation des acteurs
  • la précision des pratiques
  • la transparence du contrôle

Elle est une source d’efficacité en autorisant simplement :

  • la liberté dans l’action
  • une facilité de collaboration
  • la reconnaissance des contributions
  • la rapidité des décisions

Une bonne gouvernance est au coeur de la pérennité d’une entreprise car elle propose un cadre – socle de sa mise en oeuvre – et des références, notamment en terme de :

  • pertinence des objectifs
  • évolution des pratiques
  • évaluation des besoins
  • délégation des responsabilités

Ce sont – a minima – les points sur lesquels l’entreprise et la C suite doivent travailler au service de la pérénisation – tant que faire se peut – de l’entreprise car la gouvernance permet d’anticiper l’évolution nécessaire du modèle d’affaires dans un contexte économique très concurrentiel caractérisé par une évolution très rapide des comportements des acteurs (homonuméricus) et des usages.

Peut-être du côté de l’Open Enterprise, au delà des technos et des outils ?

Selon vous ?

Business, travail : pourquoi faut-il changer de modèle ?


Peut-être parce qu’il est tout simplement mauvais !

Mauvais, car il ne répond plus aux attentes d’un monde et d’individus qui ont beaucoup changé depuis la fin des « 30 glorieuses » !

Aujourd’hui, plusieurs générations en occident n’ont connu que la crise économique avec ses hauts et ses bas, ses espoirs et ses désillusions, bref une période compliquée pour beaucoup d’entre nous!

Le modèle de développement économique – colonne vertébrale de la construction du monde dans lequel nous vivons – est de plus en plus remis en cause, voire considéré comme illégitime, contre productif ou plus simplement inefficace.

Ce modèle a été construit pour tenter d’étancher une soif d’argent (et de pouvoir) dans une période  où tout manquait et où la promesse d’un mieux technologique ou pratique suffisait à créer de la légitimité : le règne des ingénieurs !

Crise pétrolière, OPEP, tout autant de termes qui ont pris le devant de l’actualité et contribué petit à petit à « discréditer » la technologie en tant que facteur de bien être pour les individus (qui subissent les conséquences de ces crises) donc de rentabilité et de profits pour les actionnaires.

Pour pallier à ce contexte néfaste pour les affaires, on a vu poindre le nez dans le début des années 80, les outils d’ingénierie financière (Matif) et tous ses « dérivés » (sans mauvais jeux de mots) qui nous ont conduit aux fameux « sub primes« , etc… , le règne des financiers !

Recherche de dividendes, productivisme à tout prix (qui se rappelle encore du remembrement en France?) pour aboutir à …. pas grand chose selon les différents points de vues exprimés en grand nombre sur le web !

J’avais déjà fait allusion aux travaux du Club de Rome (années 70), mais aujourd’hui les réflexions sont plus précises, elles ont plus d’audience et gagnent en popularité, signe que notre modèle est au bout !

Alors, quelles pistes privilégier ?

Sans arbitrage, ni volonté d’exhaustivité, je vous laisse parcourir ces liens qui pointent sur des billets mettant en scène différents besoins de changement :

Sur le thème du travail, je vous conseille l’excellent billet de Rawn Shah : Work Is Broken; Let’s Hack It

Companies are certainly running faster, but not getting further with all that speed. In fact, companies are dying faster and organizational performance has been deteriorating for decades, regardless of economic or cyclic conditions.

ou encore l’avenir homocentrique du travail par Esko Kilpi

Tandis qu’en matière de comportement et d’attentes des nouvelles générations, je vous propose :

Sur le thème du recrutement : C’est le candidat qui choisit le recruteur à lire sur le Journal Du Net:

Nous pourrions penser que la conjoncture donne l’avantage à l’employeur plutôt qu’au candidat, sur un marché de l’emploi où la demande domine sévèrement l’offre. Il n’en est rien. Le contexte ne fait qu’amplifier une tendance de fond bien réelle : le candidat a le choix de son employeur !

Sur les attentes des nouvelles générations : Pourquoi la Génération Y est insatisfaite et malheureuse ?

La Génération X voulait vivre le rêve américain – la Génération Y veut vivre ses propres rêves.

Sur l’organisation économique et de nos ambitions collectives (partagées ou pas) :  les deux papiers proposés par Stéphane Garelli sur bilan.ch

«Suréduqués»?

Dans les pays où le système d’apprentissage est développé, le chômage des jeunes est au plus bas: 6,1% en Suisse et 8,1% en Allemagne.
A l’université, on acquiert des connaissances, dans le système d’apprentissage, on apprend un métier. Il est plus fascinant pour des jeunes universitaires de maîtriser la stratégie à la Steve Jobs ou la finance à la Warren Buffett que la plomberie à la super Mario.

et Productifs: mais à quel prix?

Est-il mieux d’avoir des économies de plus en plus productives (comme celles de l’Europe en crise et mentionnées plus haut) avec des taux de chômage hallucinants ou des économies moins productives mais qui emploient presque tout le monde?

Plus tous ceux que vous trouverez dans vos fils Twitter, Facebook, Google + et ailleurs.

Et le social business dans tout cela, me direz-vous ?

Il y a aujourd’hui deux grandes « écoles », ne parlons pas de courants, s’il vous plaît !

La première qui a cru voir derrière cette appellation une formidable opportunité de changement pour plus d’écoute, de partage, de justice, voire de fraternité !

La seconde très pratique qui a vu dans les outils disponibles des opportunités pour redonner du souffle et de la rentabilité à un modèle agonisant et rejeté par beaucoup!

Aujourd’hui, nous sommes au milieu d’un gué et il va falloir choisir un chemin pour construire l’économie et la vie sociale de demain.

Si le débat est lancé tant du côté des fournisseurs de solution (cf- la dernière proposition de Sales Force notamment) que de celui des entreprises, c’est probablement parce que beaucoup comprennent qu’il est difficile – voire contre productif – d’essayer de comprendre et d’appliquer de nouveaux usages sans changer (ou à minima mener une réflexion) le modèle et la vision économique et sociale qui les supportent !

Et de ce côté, il y a également des pistes intéressantes, dont celles de la « thrivability » (dérivé du verbe to thrive : prospérer) qui recoupe parfois les notions de « lean » !

Vous en découvrirez plus en suivant ce lien qui pointe sur les pages web d’un groupe de réflexion basé à Montréal.

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A suivre ….

Si on parlait plus gouvernance informationnelle et moins de données !


Si on en juge par les nombreux papiers qui sont mis en ligne, le big data doit être rentré dans une « période de désillusion » si bien décrite par Gartner dans son « hype cycle » et expliqué sur son blog en mars 2013.

Gartner-Hype-Cycle-ExplainedComme souvent depuis quelques années, les éditeurs, par le biais de leur équipe marketing, ont tenté de s’approprier une tendance pour en faire un marché, une opportunité de revenus, un argument pour leur conseil d’administration et leurs actionnaires.

Depuis 4 ans, on eu la gouvernance de l’information, le social business, le big data avec plus ou moins de conviction, mais toujours beaucoup de bruit dans les médias traditionnels, sociaux et les blogs.

Une des frustrations ce l’approche de ces éditeurs est l’absence de mise en perspective d’une quelconque proposition de valeur : on parle beaucoup outil, processus et « boutique » mais rarement vision et évolution dictée par la transformation numérique !

Récemment, je faisais état d’une publication conjointe Deloitte/Cap Gemini au sujet de cette transformation numérique et on voit bien que si du côté des organisations l’anticipation voire l’identification ce qui s’y passe n’est pas clair, je crains que ce soit également vrai du côté des fournisseurs des solutions techniques.
La mise en oeuvre d’une économie numérique, c’est à dire dématérialisée et « virtuelle » doit être accompagnée d’une réflexion approfondie sur les objectifs et les pratiques (comportements et valeurs) pour pouvoir évaluer les processus et les outils.
Or, on n’arrête pas de mettre en avant des outils, des processus, sans – trop souvent – prendre le temps de la réflexion préalable : c’est ainsi que les annonces se succèdent, que les rôles se redistribuent (cf. CEO, CMO, CIO, CXO, CDO [D pour Digital] ….), que les « gourous » s’adaptent, que les plus enthousiastes se fatiguent, et qu’en fin de compte, rien ou presque ne se passe !

A trop focaliser la communication sur l’abondance des informations et la nécessité d’exploiter avec finesse les données, les vendeurs ont réintégré ces dernières années une de leurs zones de confort : le traitement de la « data » !

On comprend bien ce réflexe à revenir sur un domaine pour lequel ils sont légitimes depuis longtemps et très rassurants dans le cadre d’une approche traditionnelle avec des acteurs conservateurs.

Mais, et ils n’y sont pour rien, l’entreprise ne peut pas se satisfaire de ce conservatisme opérationnel : elle doit innover dans son approche et sa pratique de gestion de l’information !

Cette innovation ne peut pas se faire sans, notamment, une réflexion approfondie à propos de la gouvernance informationnelle en tant que support de la vision et de la performance économique et sociale de l’entreprise.

Les organisations doivent évoluer d’un modèle basé sur la quasi sacralisation de l’écrit (le document) vers l’exploitation des échanges d’information (le réseau et la collaboration) et de ce point de vue les questions de gouvernance et plus globalement de gestion de la distribution et d’exploitation de l’information ne peuvent se réduire, loin s’en faut, à des options techniques!

Tout le monde, ou presque, en parle et pourtant peu de témoignages ou de retours d’expérience quant à des initiatives pertinentes en la matière.

  • Les thèmes associés à la gouvernance informationnelle sont souvent adressés d’une manière ponctuelle, au sein de silos opérationnels.
  • Les « nouvelles pratiques » et notamment les nombreuses questions liées à la « consommation de contenus » à partir d’outils mobiles ne sont souvent pas instruites en dehors des questions techniques et de sécurité (habilitations et contrôles).
  • Les questions d’évaluation des actifs informationnels sont ignorées au profit de réponses du type « records management » et « règles de gestion ».
  • La valorisation des profils porteurs des contenus n’est pas prise en compte et leur « apport » en tant que données constitutives de la valeur d’une information est loin d’être monnaie courante.

Pourtant, aujourd’hui, il est possible au travers de pratiques simples d’optimiser les solutions en production pour une meilleure gouvernance opérationnelle.

Ce travail, que certains appellent parfois « change management » est au coeur d’une transition réussie vers une économie numérique !
Ce qui le complique est son caractère singulier, le fait qu’il n’y pas de recette magique, pas de méthode standard et sa dimension inachevée, résultat d’un contexte « mouvant » et d’une composante humaine !
Selon vous ?

E 20, réseaux sociaux d’entreprise, y-a-t-il un « guide » dans la communauté ?


Et à nouveau, on s’emballe !

Les expériences ou du moins ce qu’on en raconte dans la presse spécialisée se résument souvent (trop souvent) à la mise en valeur d’un choix de plateforme (cf. l’info à propos de la SNCF parue le 14 juin).

baguette-magiqueEt d’un autre côté, on valorise à force d’articles et d’analyses des nouveautés techniques dont la valeur ajoutée, selon leurs porte-paroles, est de favoriser la collaboration et de supporter activement le social business, l’entreprise numérique et/ou 2.0, c’est selon !

Magique, c’est magique !

Sauf que … en matière de social business et de change management il n’y a pas plus d’automatisme qu’auparavant, que ce soit au niveau des outils, des pratiques et de la motivation.

La communication des acteurs du « social software » tient de la méthode Coué : affirmer la réalité d’une entreprise sociale, collaborative et ouverte à partir du déploiement plus ou moins important de plateformes logicielles plus ou moins novatrices.

Sans discuter de la valeur ajoutée de telle ou telle solution, il est surprenant de constater que jamais ou presque on ne parle des conditions (autres que techniques) favorables à l’entreprise 2.0 ou en tout cas à l’évolution d’un modèle pas assez agile et souvent trop fermé.

Le débat technique est inutile

Aujourd’hui, les solutions en support au social business sont en quelque sorte au même niveau fonctionnel et quasiment toutes « Facebook like » dans l’approche des interfaces !

En dehors des spécialistes de l’architecture applicative et/ou des questions de cohérence de systèmes, il n’y a pas personne (ou si peu) pour benchmarker des solutions dont on sait que c’est la mise en oeuvre fonctionnelle (ou humaine) qui est clef tant l’installation technique est sous contrôle.

La seule question intéressante du point de vue technique est de savoir comment les éditeurs vont aborder la question de la mobilité et quelle sera l’originalité et surtout la pertinence des réponses apportées à l’utilisateur final !
Un projet qui se focalise exclusivement sur la technique est un projet sans vision, presque sans intérêt, qui court à un échec probable.

L’innovation doit se faire autour des nouveaux périmètres fonctionnels et de l’évolution des usages par une appropriation intelligente de la technologie disponible et en devenir.

Besoin d’un mode d’emploi

Valoriser l’expérience utilisateur au travers des innovations techniques et fonctionnelles n’est pas qu’un voeu pieu ou un argument marketing !

C’est une démarche initiée à partir d’un pré-requis : l’existence d’une réelle expérience utilisateur pertinente et « publique ».

Hors, on constate aujourd’hui qu’il est parfois, pour ne pas dire souvent, difficile « d’embarquer » des utilisateurs !

Le social business est déroutant car les outils (IHM) sont disponibles, faciles, intuitifs, mais il manque « le mode d’emploi » !

Au delà des cahier des charges et des phases de spécifications nécessaires, il est essentiel de prévoir un programme d’accompagnement de tous les employés (ou presque), programme articulé autour de 3 grands thèmes :

1) la stratégie de l’entreprise sous le prisme de la relation sociale

Les employés doivent comprendre les objectifs stratégiques de l’entreprise et au delà des « buzzwords » et des déclarations d’intention, il est essentiel que ces objectifs soient traduits en actions et/ou en événements pour les employés.

Bien évidemment le prisme de la relation sociale renvoie à une perception différente de la stratégie selon le positionnement, les responsabilités, le lieu, l’âge, etc.

C’est une des premières difficultés que rencontre la mise en oeuvre de l’entreprise ouverte et collaborative, en plus de la nécessité d’un support franc du C-level ou du Comex, engagement qui lui non plus n’est pas explicite ou automatique dans les organisations.

Cet effort de communication et de compréhension est à faire à tous les niveaux de l’entreprise et un des facteurs clef de succès est de reconnaître rapidement les meilleurs « ambassadeurs » et de les aider dans cette mission.

2) l’organisation et la « gestion » de la relation sociale

Une des points importants pour aider ces « ambassadeurs » est de leur fournir des clefs au sujet de la « gestion » de la relation sociale.

En effet, la compréhension de la stratégie et l’adhésion aux objectifs sont primordiaux et rien de tel que des cas concrets, des bonnes pratiques mais également des conseils pour les rendre plus faciles.

La relation sociale dans l’entreprise n’est pas plus compliquée qu’ailleurs, mais parfois elle est différente car elle est liée à des règles exprimées (confidentialité, gouvernance) ou non (hiérarchie, culture) qui sont autant de cadres plus ou moins formels qui la guident, permettent de l’organiser et de la gérer au mieux.

Il s’agit le plus souvent de permettre à tous les collaborateurs de comprendre comment les espaces communautaires et collaboratifs peuvent l’aider à mieux travailler par la mise en oeuvre de pratiques (temps, ressources, types de message, attitude), souvent simples, efficaces pour lui et l’entreprise.
Beaucoup de savoir-être avec un peu de savoir-faire et quelques outils pour faciliter le tout.

3) la pratique de la relation sociale

Et bien évidemment, il y a la pratique.

Ici et peut-être plus que précédemment, le besoin d’un guide, d’un référent, est incontournable.

Il ne s’agit pas d’une « formation » à un outil mais plutôt à une nouvelle manière d’être au travail.
Ce type d’accompagnement tient plus au traditionnel « apprentissage » au cours duquel on explique la technique et le pourquoi de la technique au fil des semaines et des mois d’une relation sachant- apprenti.

La pratique de la relation sociale en entreprise a besoin de cet accompagnement et même s’il est vrai que, dans l’entreprise, nous partons tous de zéro, il reste important d’anticiper en travaillant à la structuration d’une offre d’accompagnement.

Cette offre doit être également l’occasion de valoriser la « nouvelle pratique » en mettant en valeur (reconnaissance) ceux qui montrent une capacité et une envie plus fortes en les valorisant comme « référents » ou « experts » au service d’apprentis encore hésitants.

A votre avis, besoin d’un guide plutôt que d’un pilote ?

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Une méthode en 3 étapes pour un projet social business !


En premier lieu et avant de rentrer dans la présentation affichée ci-après, je tiens à renouveler mes remerciements à tous ceux qui ont participé à nos récents échanges sur Goole + et en particulier Thierry de Baillon.

Sans revenir sur les détails et détours de cette conversation, il est probablement important de souligner qu’elle a contribué à « produire » une vision méthodique différente de l’approche « gestion de projet » classique pour les initiatives collaboratives et social business d’une manière plus générale.

D’oû le titre de ce billet et de cette présentation !

Cette démarche est très intéressante car elle est initiée par les attentes ou les besoins exprimés et non par les possibilités ou évolutions techniques.

La réussite ou du moins l’intérêt d’une projet « social business » est largement dépendant de sa capacité à répondre aux attentes:

  • des métiers:
  • des personnes
  • de l’entreprise
  • de son propre cycle de vie

Côté métier, il est essentiel de bien connaître les attentes des différents services (qu’ils soient transverses ou « isolés »), car de la facilitation de la communication à la progression des ventes, l’éventail peut se révéler assez large pour être source de frustration ou de dépit selon les situations sur le terrain.

Il en est de même en ce qui concerne les personnes, les employés, les cols blancs, les cols bleus, les dirigeants, qui voient  tous ces initiatives au travers du prisme de leurs intérêts professionnels et souvent personnels également.

C’est bien pourquoi, il faut s’astreindre à formuler les attentes de l’entreprise et de l’organisation en général, sans cette formulation précise et un suivi des réponses qui leur sont apportées, les projets risquent de passer à la trappe, faute de soutien.

Enfin, le projet ne lui-même s’inscrit dans une logique économique, une logique d’outils et un cycle de vie et de ce point de vue, il est également très important de fixer clairement les attentes notamment en terme de livraison, d’évolutivité et de « culture » qu’il va propager.

Naturellement les attentes évoluent et c’est également une particularité des initiatives sociales et collaboratives.

La qualité de la réponse apportée aux attentes est due aux fonctionnalités mises en oeuvre ET aux conditions de leur disponibilité, d’où l’intérêt du prototype !

Le prototype (technique ou pas) doit permettre de valider la qualité des réponses aux attentes mentionnées plus haut selon 4 axes qui sont les 4 piliers du social business :

  1. la collaboration
  2. le partage
  3. le réseautage
  4. la communication

La collaboration n’est pas un besoin, ni même une exigence nouvelle, mais tout le monde s’accorde à reconnaître que l’évolution technologique de ce début de siècle rend la pratique collaborative plus facile, donc très certainement plus efficace.

La collaboration est d’abord une attitude, un état d’esprit, qui consiste à travailler ensemble sur des projets, des dossiers, des idées.

C’est à dire qu’elle requiert notamment et en dehors des aspects culturels, une unicité de lieu (physique ou virtuel) de travail.

C’est dans cet espace que les idées sont discutées, que les travaux d’instruction sont réalisés, que les décisions sont prises, mais surtout que tous les contenus sont centralisés tout au long de leur cycle de vie.

Indissociable de la collaboration, il est d’usage de distinguer le partage du simple support à la pratique collaborative car il représente une opportunité de valeur différente.

La partage est plus largement lié à la connaissance qu’à un projet.
Il ne représente pas directement une valeur ajoutée opérationnelle quand bien même il est une part de celle-ci dans le cadre de la gestion de projet.
C’est également un pilier de l’entreprise 2.0 car il est au coeur des processus mis en oeuvre par les organisations pour plus d’efficacité et d’efficience.Le partage est aujourd’hui grandement facilité par la multitude d’outils qui facilitent sa mise en oeuvre avec plus ou moins de discrétion et/ou de contrôle et de sécurité.

Mais le partage tel que nous l’entendons va beaucoup plus loin que la simple mise en commun d’une information (ou d’un fichier) ou de plusieurs données contextualisées. Dans l’entreprise 2.0, il s’agit de partager la connaissance, c’est à dire une information ou un assemblage d’informations utiles et utilisables dans un contexte particulier.

La gestion (donc le partage) des connaissances représente un vrai gisement de productivité pour les entreprises et de valorisation personnelle pour les individus.

Le réseautage est clef pour l’entreprise 2.0 et il suffit de constater à quel point l’expression « éco système » est employée pour se rendre compte de l’importance du réseau.
N’y-a-t-il pas une grande banque internationale qui annonce dans ses publicités : Demain, la vente se fera en réseau ?

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Le réseau est au coeur du fonctionnement de l’économie et sans tomber dans la caricature, l’analogie avec  le fonctionnement biologique est bien réel.

La qualité du réseau est un réel atout pour aller de l’avant, se développer, se démarquer, et gagner en crédibilité, en parts de marché donc en performance économique.

Un réseautage efficace et astucieux est fait d’empathie, d’écoute, de respect et aussi de propositions intéressantes pour les membres du réseau.
Enfin, la communication est certainement le pilier le plus « explicite » ou à défaut le plus connu et communément cité.

Avec l’entreprise 2.0, la communication est plus que jamais une question de choix « éditoriaux » efficace pour « sortir du lot » des innombrables messages publiés 24 heures sur 24, sur tous les médias et dans le monde entier.

L’offre de moyens et de supports est incroyablement riche, mais cette abondance ne simplifie pas, bien au contraire, un exercice auquel bon nombre de dirigeants de petites et moyennes entreprises sont peu ou pas du tout préparés.

Le(s) prototype(s) permet de valider la qualité de l’approche fonctionnelle et l’interopérabilité avec les processus, les moyens, les ressources et la culture.

Puis, in fine, le(s) leadership(s) qui représente le troisième point de cette démarche qui sait rester souple en matière de progressivité linéaire.

Ici on aborde les questions de « change management« , d’accompagnement, de relations humaines notamment par la valorisation des rôles et l’importance donnée (ou pas) aux processus en support à l’innovation, à l’intelligence collective au service de la performance économique.

Et selon vous ?

Hypertextual publie le « Petit guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance »


Cecil Dijoux publie son premier guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance et la pertinence est au rendez-vous !

cecil-usi-2012Depuis plusieurs années Cecil partage une expérience au travers de son blog (#hypertextual) dans lequel il publie ses réflexions quant aux questions de management et/ou à la culture des organisations dans un monde interconnecté.
Plusieurs billets ont bénéficié de commentaires ou de mises en perspectives de  » Thought Leaders » dont John Hagel, Yves Caseau, Jon Husband ou Susan Scrupski, mais également d’autres contributeurs tout aussi intéressants qu’avisés quant il s’agit de partager autour de la conduite du changement.

Cecil a vécu et a été impliqué de près ou de loin dans de nombreuses initiatives de changement organisationnel, ce qui lui confère une légitimité et un point de vue très intéressant.

Avec ce « Petit guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance », premier e-book #hypertextual, Cecil entend combler un manque car il n’existait aucun ouvrage de ce type consacré à la conduite du changement dans la société de la connaissance.
En partageant son expérience mais aussi des nombreuses recherches qu’il a effectuées pour son blog en marge d’un projet de conduite du changement (18 mois) au sein d’une R&D logicielle (80 personnes) et donc, d’une organisation de travailleurs de la connaissance, Cecil apporte une contribution réellement intéressante pour tous ceux qui participent ou réfléchissent à ces questions de « change management ».

Pour Cecil « le très faible taux de succès constaté sur ce genre d’initiatives de changement devrait inviter à la modestie et à réfléchir sur les moyens que l’on peut se donner pour améliorer les chances de réussite de son projet. Dans la plupart des initiatives de changement vécues, j’ai identifié deux causes principales d’échec : des lacunes théoriques et une insuffisante confrontation au réel« .

L’objectif avoué de ce petit guide est de proposer sous une forme synthétique (moins de 100 pages), un trait d’union entre la théorie (sous la forme d’une stratégie en quatre étapes inspirée des ouvrages principaux sur le sujet) et la pratique au quotidien (un ensemble d’actions alignées sur des principes de management).

A vous d’apprécier et de juger !

Cet e-book téléchargeable gratuitement est licencié sous Creative Commons by-nc-sa

* Cecil Dijoux exerce dans l’industrie des systèmes d’information depuis un quart de siècle.
Cette expérience l’a amené à travailler dans plusieurs pays d’Europe, plusieurs types d’industrie ou d’organisations (start-up, PME, société de service, éditeur logiciel, entreprises transnationales) et à de nombreux postes (développeur, support, opérations, manager, consultant).