Observatoire de la gouvernance de l’information [saison 2] : c’est parti !


BREAKING NEWS !

L’observatoire de la gouvernance de l’information [saison 2], vient d’ouvrir ses portes le 14 juillet en France .

Pour rappel, il s’agit d’une initiative, pilotée par Jean-Pascal Perrein (blogueur avec qui j’ai commencé à vous apporter de la matière sur le sujet il y a 2 ans).
La première édition de l’observatoire avait permis de collecter des informations de qualité, informations analysées et commentées dans un live blanc qui a connu un grand succès (plus de 1400 téléchargements le premier mois).

Cette année, la seconde édition continue d’être originale et décalée en nous proposant notamment, un sondage dédié aux experts de l’information, qui sont ils, que souhaitent ils et que pensent ils ?
En exclusivité, je peux d’ores et déjà livrer à votre insatiable curiosité quelques chiffres, surprenants pour certains, mais ATTENTION ces données peuvent encore fortement varier, en fonction de la météo des futures réponses:

A J+3, ce sont plus de 100 experts qui ont bien voulu répondre !
Le panel actuel est composé d’experts d’un âge moyen de 37 ans avec une expérience moyenne de 14 ans (soit un début d’activité professionelle aux alentours de 23 ans).
Ils se présentent comme des personnes :

  1. A l’écoute et disponibles
  2. Ambitieuses et créatives
  3. Créatives et imaginatives

et affichent des priorités :
1 : être heureux et se faire plaisir
….
8 : Gagner beaucoup d’argent

A la question concernant les seniors et le monde du travail, quel est votre avis ?
Pour les répondants, on devient senior à partir de 53 ans [Note de l’auteur : ça va ou bien !]
Position 1 = [· Les seniors savent être facilement très opérationnels]
Position 8 = [· Les seniors respectent les générations plus récentes]

Ces mêmes experts estiment que le principal besoin au niveau RH dans 5 ans sera :
«….. postes de management ayant une compréhension globale de l’information et ses enjeux et une aisance à dialoguer avec de multiples experts de l’information »

Tandis que leur « vision » de l’évolution des expertises autour de l’information dans les 5 ans, leur font penser que les rôles autour de la gestion des usages collaboratifs et communautaires vont évoluer tandis que les rôles autour des documents physiques vont régresser [Note de l’auteur :ouf ! On aurait eu du mal à imaginer le contraire de la part d’experts 😉]

D’autres sujets sont couverts : Le big data, le cycle de vie de l’information, l’information stratégique, la relation entre les offreurs et les utilisateurs de services de gestion d’information, la Direction marketing et la gouvernance de l’information, et une extension d’évaluation usages et organisation qui a été construite par Fabien Grenet que je salue au passage.

Cet observatoire est très riche, il vaut le coup, à mon avis, de prendre quelques minutes pour le balayer après avoir récupéré votre invitation sur www.gouvinfo.org

Deux ans de blogging et même pas fatigué ;-)


Pourtant, à l’occasion de cet anniversaire et après 273 billets publiés en deux ans et plus de 900 commentaires lus et répondus, j’ai proposé à d’autres de « travailler pour moi »  !

Le social, c’est bien d’en parler et c’est encore mieux d’en explorer à titre personnel et/ou professionnel les différents chemins, aussi je vous propose aujourd’hui, un billet « bigarré », crée et rédigé par des personnes que j’apprécie pour leur pertinence, leur à propos et leur engagement !
Une illustration du « lien social » par une publication inattendue, bienveillante, pleine de malice, de pertinence et différente !

Merci beaucoup à ceux dont le « message » est publié ci-après d’avoir accepté mon invitation, et pour les autres qui n’ont pas voulu, pas pu, pas eu le temps, …., on vous aime quand même 😉

Et vous pouvez toujours y aller d’un commentaire, vous êtes les bienvenus !
Happy birthday to You Blog de Claude
par Vincent Rostaing

Quand Claude carbure au super,
on a l’essence même du 2.0
Et quoiqu’il puisse dire ou faire
On est comme des poissons dans l’eau
Sur son blog , On lit, on commente et on tweete
On aime, on critique, on peaufine, on chipote
Mais pour nous le plus grand des super héros
C’est toi Claude Super Man 2.0

Emilie Ogez

Je ne ferai pas de retour en arrière, mais plutôt un court point sur les trois sujets que je vois poindre depuis quelques temps.
Il y a le BYOD (Bring Your Own Device). C’est, selon moi, une vraie tendance de fond qui pose de nombreuses questions, tant au niveau de la sécurité des données que de la politique de gestion des parcs informatiques.
Il y a aussi un vrai débat qui se met en place sur le chevauchement vie privée et vie professionnelle, induit par l’arrivée de nouveaux supports mobiles tel que le smartphone, la tablette ou encore l’ordinateur portable… (checker ses mails dans le RER sur le chemin du retour à la maison, est-ce bien normal/raisonnable ?, que penser d’un commentaire laissé par un collaborateur sur un sujet sur l’intranet un dimanche matin à 9h ?…).
Et plus largement, lié à ces deux sujets, on peut souligner l’importance croissante de la mobilité dans le monde professionnel et le bouleversement des pratiques de management.

Emmanuelle Olivié-Paul

Le digital ne doit pas faire oublier les fondamentaux de tout business qui sont et resterons étroitement liés aux relations humaines. Même s’il change nos modes de « faire » et sous-entend le plus souvent la supplantation du réel au virtuel, le digital ne peut être sans l’intermédiation d’hommes et de femmes.

Xavier Bartholome

Je dirais que tous ces concepts/outils que tu mentionnes dans ton message (entreprise 2.0, le social business, le changement, la digital workplace) tournent autour d’une même idée : aider à revenir un peu les pieds sur terre, à redevenir des êtres sociaux (grégaires?), à réaliser que les membres d’une organisation sont tous sur le même bateau et qu’il leur faut ramer dans le même sens …

Franck Lapinta

Il est toujours difficile de faire un bilan, cela nécessite des choix forcément subjectifs, rarement nuancés, donc des renoncements. Encore plus difficile est de faire un bilan sur le 2.0, tant les évolutions sont fortes depuis 2 ans. 
D’une vision optimiste, je dirais que ces 2 ans ont connu une incroyable révolution encore à peine initiée, et que cette transformation de la société sur tous ses aspects (économie, social, politique, divertissement, information…) est sans précédent dans l’histoire quant à son rythme. Le sujet des medias sociaux est central. 
D’une vision plus pessimiste, je dirais que ces mutations dans les usages, toutes profondes qu’elles soient pour le consommateur/citoyen, se heurtent à trois sphères essentielles qui ne les acceptent que contraints et forcés : les entreprises, les politiques, la loi. Parce qu’elles y voient des risques de remise en cause statutaire plus que des opportunités d’une nouvelle légitimité retrouvée.

Anthony Poncier

Du discours aux actes, entre magie et incantation

De plus en plus d’entreprises répètent qu’elles ont compris que quand on parlait entreprise 2.0/social business ont parlait de transformation des organisations et pas d’installation d’un nouvel outil.
Discours, qui peut parfois laisser un goût amer dans la bouche quand on passe à la réalité de terrain.
Les budgets d’accompagnement sont souvent bien inférieurs à celui prévu pour l’outil.
Faut-il le rappeler, normalement on devrait être sur du 20/80, à savoir 20 pour l’outil.
Penser que l’on va transformer une organisation pour pas grand chose est illusoire.
Faire venir des consultants « experts » ou du moins ayant une certaine habitude de ce type de projet pour ne pas les écouter et dire, « c’est pas grave vous avez l’habitude, vous allez y arriver », renvoi soit à de la méthode coué, soit à la croyance qu’un consultant est un talisman, et que l’arborer fièrement dans son organisation va suffire pour réussir.
Comment ne pas s’étonner que le Gartner considère qu’à minima 70% des projets sociaux vont échouer. Pendant longtemps en cas d’échec on a accusé l’outil, qui sera le prochain bouc émissaire ?

Vincent Berthelot

Il nous aura fallu environ 4 ans pour abandonner une vision trop philosophique de l’entreprise 2.0 pour aborder sous un angle plus lié aux besoins des entreprises et des utilisateurs les transformations digitales à mener.
Le plus grand risque serait désormais de tourner le dos à la vision de cette entreprise plus sociale, plus humaine pour revenir en force sur une vision limitée à l’efficacité des process. 

C’est bien à l’équilibre des deux que nous devons désormais travailler ! 

 —

Alain Garnier

Nous vivons une époque formidable!
En deux ans, le changement autour de l’entreprise 2.0 a été fulgurant. Et plutôt que de se conjuguer au futur comme toutes les nouvelles technologies, c’est au présent qu’on voit le monde de l’entreprise « embrasser » le social à grands bras.  Il suffit de regarder dans le rétroviseur : en 2010, quelle place avait le RSE pour les décideurs? Quasiment aucune. Aujourd’hui : Microsoft rachète Yammer pour plus d’un milliard de dollars… Le marché du réseau social est à l’aune de sa promesse : fulgurant et massif. Et après avoir envahit le Web.
Le voilà bien présent dans l’entreprise.
Ce qui rend cette histoire passionnante, c’est aussi l’humain, au centre de ce processus : que ce soit pour les éditeurs, pour les projets ou les organisations. Ce n’est pas de technique dont on parle.
Mais d’intelligence et l’émotion. Ca fait du bien.

Jean-Pascal Perrein

 En 2 ans, le marché a vu émerger et se développer de superbes sujets, des plus conséquents : le Big data, l’open Data, le social marketing, et les disciplines qui se déclinent de l’entreprise 2.0, RSE en tête. La plus subtil (et la plus complexe) que j’ai vu se développer est la gouvernance de l’information : Sujet de niche, peu attractif pour les populations à comportements Y, mais tellement vitale pour nos organisations.

Passionné pas ce sujet, il y a 2 ans aussi, je suis parti de pas grand-chose, quasiment en même temps d’ailleurs que le lancement des initiatives de Claude sur ce même sujet (et bien d’autres). En constat, nous sommes aujourd’hui face à des réactions d’écoute et de sensibilité forte sur le comment mieux piloter l’information. Avec recul, 2 ans, c’est un palier de changement humain pour mieux appréhender, accepter et se lancer sur un sujet complexe comme la gouvernance de l’information. Curieusement, c’est d’ailleurs ce qui ressortait du premier observatoire de la gouvernance de l’information : 1 an pour mûrir sur le sujet, 1 an pour le construire. Intéressant !

Axyome

 Le monde du 2.0 a commencé pour moi en 2008 mais existait déjà depuis quelques années. A cette époque j’ai du affronter l’engouement général, pour cette forme de mutation de management, d’organisation, de structure qui se posait en rupture complète avec ce que je connaissais et qui malgré tout avait fait ses preuves. A force de communiquer sur les risques qu’entraînaient cette mutation vers le 2.0 j’ai e-cotoyé un certain nombre de personnes influentes, promoteurs et engagés de ce changement et je suis vite devenu le vilain petit canard de la famille 2.0.
Ma seule crédibilité était que je vivais cette mutation contrairement à beaucoup d’autres qui vendaient cette expérience. 

Puis vient le jour où j’ai découvert que je n’étais pas seul (ouf) à comprendre les risques, les problèmes, les blocages culturels de cette évolution “entreprenariale”. 
Claude Super faisait partie de ces personnes qui se comptent sur les doigts d’une main qui avait le recul et l’intelligence pour voir que tout n’était pas aussi rose qu’on voulait bien nous le répéter et le courage pour le dire… Il a su voir les dérives, les aspects vicieux d’une telle organisation si elle n’était pas faite avec bon sens et humilité. 
On s’est vite suivi et entendu sur bon nombre de thèmes et j’avoue aujourd’hui qu’il m’a souvent enlevé les mots de la bouche. Sa vision et sa pertinence en on fait une véritable source d’inspiration. Son succès aux travers des réseaux sociaux et de ses initiatives (Matinées 2.0 …) est bien mérité. J’espère continuer nos échanges ici ou peut-être pourquoi pas un jour autour d’un verre sur le bord du Léman.
Bref je ne vais pas faire la liste des idées et des compétences de Claude, les lecteurs n’auront qu’à parcourir son blog qui est une caverne d’Alibaba du 2.0 et de la gestion de l’information inter entreprise.

Longue vie à ton blog Claude et à bientôt ici ou ailleurs ;D et merci pour ces deux ans forts intéressants en ta compagnie…

Bon blogiversaire o/

Gilles

Le 20e siècle a été celui des processus et de l’automation. Le 21e sera celui de la créativité, de la passion et de l’auto-organisation.

Quelques stats et autres classements :

Top 15 des billets (01-07-11 > 30-06-12)
Un réseau social d’entreprise, pour que faire ?
Réseaux sociaux d’entreprise : 10 conseils pour réussir les projets
Réseaux sociaux d’entreprise : la concurrence Google +
Débat 2.0 : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise?
Intranet 2.0, réseau social d’entreprise : Y’a qu’a, faut que,… pas si simple !
Le réseau social d’entreprise au coeur des espaces d’innovation
Réseaux sociaux d’entreprise : pourquoi ça marche ?
Réseaux sociaux d’entreprise, par où commencer ?
Collaboration et relations sociales en entreprise : les clefs du succès !
Réseaux sociaux : L’email est-il en sursis ?
C’est décidé, à la rentrée je serai un collaborateur 2.0 !
Les quatre vertus cardinales de l’entreprise 2.0
Le web 3.0 est déjà là ! (retour sur TechnoArk 11)
Débat 2.0 : Comment convaincre vos collègues, vos employés, de la valeur de leurs contributions ?
Gouvernance de l’information, entreprise 2.0 : où en sommes-nous ?

Et n’oubliez jamais : « Disrupt Yourself ! »

Entreprise 2.0, social business : Carpe Diem !


@dhinchcliffe: A tangible ROI for @BASF #socbiz : Faster project progress, shortening crucial process 25%. http://ow.ly/i/E2Xb  #sbs2012

Chassez le naturel, il revient au galop et à ce « petit jeu », les tenants d’une approche principalement « chiffrée » de l’entreprise sont très à l’aise.
L’entreprise collaborative et le social business n’ont pas le temps d’une respiration qu’ils sont déjà soumis aux contraintes des chiffres et des « as du tableur » !!

Il est acquis pour tous que l’entreprise de demain doit être efficace d’un strict point de vue économique !

Il est également certain que l’évolution de l’entreprise vers un modèle plus ouvert, plus transparent, plus collaboratif, servira cette efficacité économique, alors pourquoi une telle pression ???

Est-il possible que les financiers ne comprennent pas ce qui se passe ?

A moins que ce ne soit le « board » (conseil d’administration), les actionnaires ?

Ou alors, ce n’est pas si clair, si explicite, si facile à imaginer ?

Il y a beaucoup de raisons et elles sont toutes légitimes à défaut d’être justifiées, aussi il est probablement utile de revenir à une réalité factuelle !

  • L’entreprise 2.0, le social business, on en parle depuis 5 ans (McAffee dans MIT Sloan Management Review du printemps 2006), le social business un peu moins et les expériences (expérimentations) sont encore plus récentes, comment voulez-vous être en capacité de produire des éléments chiffrés crédibles du type ROI ?
  • Cette mutation n’entre pas dans la catégorie des changements d’outils ou même de stratégie, il s’agit d’un changement culturel, et il est impossible aujourd’hui d’en mesurer précisément les effets pour l’organisation, comme c’est le cas lors de l’acquisition et la mise en production d’une nouvelle machine, d’un nouveau logiciel ou d’une nouvelle campagne marketing.
  • Ce(s) changements(s) culturel(s) est (sont) en cours, et les expériences sont nombreuses, différentes, singulières et ceci rend plus difficile l’établissement de règles précises et universelles quant à l’estimation ou l’évaluation des bénéfices.

Nous  visons une époque où l’un des maitres mots est l’innovation dont il faut capitaliser les résultats au futur immédiat.

Nous avons hérité d’une économie issue de la révolution industrielle et d’une approche financière et chiffrée globale, mais une autre révolution se passe sous nos yeux, nous en sommes les acteurs et il nous faut innover dans nos critères d’appréciation de ses effets.

Qui aujourd’hui peut prétendre avoir suffisamment de recul pour déclarer que le modèle entreprise 2.0 et le « social business » ne sont pas performants ?

Qui a tenté de produire des critères nouveaux d’évaluation de ces modèles et de leur transcription dans le quotidien des enteprises et des hommes qui les composent ?

Il est important, non seulement de bien « calibrer » ses efforts (pas uniquement en financiers, mais bien plus souvent en termes de capacité, de cadence et de rythme), préciser les périmètres concernés et les objectifs attendus (moyen et long termes), décider des critères (objectifs) d’évaluation et accepter de faire des expériences !

Seul un regard quotidien avisé peut permettre, en autorisant les changements de direction et en valorisant l’engagement tel qu’il peut se dessiner,  à ces expériences d’avancer dans la voie de l’efficacité pour l’entreprise.

Voir en complément, une série de billets et de podcasts a/s des enjeux des réseaux sociaux

——–

Gouvernance de l’information, entreprise 2.0 : où en sommes-nous ?


Il est acquis pour « tout le monde » que l’entreprise de demain se construira également à partir de la mise en oeuvre de stratégies de gouvernance de l’information.

Jean-Pascal Perrein vient de livrer au nom de l’observatoire de la gouvernance de l’information un livre blanc sur le sujet.

Sujet qui est particulièrement vaste, mais l’ambition de ce travail « collectif » est à la hauteur du défi.

Cette initiative servie par des professionnels (consultants, éditeurs et utilisateurs) arrive à point nommé pour nous permettre de faire un point de situation à propos de la gouvernance de l’information et de l’évolution de l’entreprise mises en perspectives.

Je vous conseille vivement de télécharger ce document qui, en un peu plus de 60 pages, décrit la réalité des entreprises françaises en ce domaine.

Dans ce billet, je reviens sur 3 points qui me paraissent intéressant à développer (toute l’étude est intéressante, bien évidemment !)

La gouvernance de l’information en support à l’économie du savoir

L’économie de demain sera celle du savoir (en réseau), l’information est plus que jamais clef !
Comment gérer avec précicion et efficacité un « processus » de maturation de l’information sous forme de données jusqu’à la connaissance au service de l’accroissement des compétences ?

La donnée est au coeur et son utilisation doit être faite au regard des indicateurs clefs de « performance » de ceux pour qui elle est essentielle : les métiers.

Sans stratégie, ni cadres, ni référentiels, cette exploitation intelligente est  difficile si ce n’est impossible !

La gouvernance de l’information est aussi une pratique « collaborative »
Non seulement,  la mise en oeuvre d’une stratégie de gouvernance de l’information est au service du développement de l’entreprise de demain, mais elle ne peut se faire qu’au travers des « méthodes » (collaboration et transversalité) qui en sont les principales caractéristiques.

Dans le cas précis, on parle d’instance plutôt que d’espace, mais le principe est le même : rassembler autour d’un sujet/projet les rôles les plus pertinents (pas les fonctions les plus importantes) tout en « légitimant » et en crédibilisant le travail du groupe par un lien fort avec une direction opérationnelle de l’entreprise.

Dans la réalité, peu d’entreprises (moins de 30% des participants à l’étude) ont « institutionnalisé » ce mode de fonctionnement pour la gouvernance de l’information : autant dire que le(s) chemin(s) sera(ont) long(s) et très probalement propres à chaque organisation.

La gouvernance de l’information concerne toute l’organisation

C’est en effet une stratégie qui a des effets « structurants » pour l’organisation car tous les contenus (émis, reçus, partagés, stockés, archivés, …) sont éligibles aux programmes qui la supporte.
Et les espaces sociaux sont également concernés, de même que les « outputs » des applications traditionnelles.
Ceci implique que toute l’organisation et ses métiers participent à la « formulation  » de la stratégie – ne serait-ce que pour en apprécier les impacts, mais également à la mise en oeuvre des solutions techniques et/ou fonctionnelles.

Il y aurait beaucoup à dire à propos des enseignements de cette emquête et du contenu de ce livre blanc.
S’il en est une que j’ai particulièrement apprécié, c’est la « remise en cause » de l’approche de la gouvernance de l’information faite du seul point de vue du risque.

Je regrette également que pour certains, il faut attendre l’émergence d’un « gros risque », donc d’une douleur intense probale avant d’entamer une réflexion sur le sujet.
je regrette également que certains éditeurs n’arrivent pas à valoriser leurs solutions techniques, au delà du « painfull », dans une vision (quelle valeur ?) plus structurante et pertinente au service de l’entreprise de demain.

Quoiqu’il en soit, merci à l’Observatoire de la Gouvernance de l’Information !

————————– Articles complémentaires ————–
Medias sociaux : quel besoin de gouvernance pour l’entreprise 2.0 ?

Interopérabilité : clef de voûte de l’entreprise de demain ?

Dialogue, gouvernance et business (Social) 2.0 : Qui a dit Digital Board ?

Gouvernance de l’information et entreprise 2.0 : perspectives 2012

L’entreprise de demain [#e20] – en confiance, jusqu’où ?

Gouvernance de l’information : l’essentiel est dans la valeur !

La gouvernance de l’information : une approche holistique de l’optimisation et de la gestion de l’information

Que d’information (suite), y a-t-il un pilote ???

Méthodes et usages pour une politique de gouvernance de l’information

Réseaux sociaux d’entreprise, gestion de contenu, gouvernance et records management

Entreprise 2.0, réseaux sociaux et information stewardship

Réseaux sociaux d’entreprise, joker de la gouvernance de l’information ?

La gouvernance de l’information : une affaire trop sérieuse pour être laissée dans les mains des… ?

L’information (les données) plus que jamais au coeur de l’entreprise de demain


Quoi de neuf me direz-vous !

Aucune révolution, en effet, mais quelques précisions ( nécessaires ?)

Distinguer l’information de l’application

Les récentes évolutions techniques ont largement contribué à ce que les utilisateurs s’intéressent de très près aux outils qu’on leur propose à titre professionnel et bien sur privé (la frontière est parfois un peu tenue).

Hors, l’application, bien que nécessaire, n’a en fin de compte aucun intérêt hors de ses phases de conception (pour les éditeurs) et d’utilisation (pour les entreprises) et la vision qu’on en a pourrait être « contreproductrice ».

Dans un modèle basé sur une informatique de gestion, chaque application est « détentrice » des informations et des données qu’elle recueille, qu’elle utilise en phase d’exploitation et qu’elle stocke ou archive.
L’architecture opérationnelle qui en résulte est une organisation qualifiée de « silos », donc fortement verticalisée par métier (et par application!).
Si ce type d’organisation va bien aux directions informatiques (logique matricielle) ainsi qu’à beaucoup d’employés (habitude et confort), elle représente souvent un non-sens pour les entreprises !
L’appropriation des flux d’information par les applications à leur seul bénéfice, c’est un peu comme si chaque appareil électrique avait son approvisionnement en direct avec le fournisseur de courant.
Il existe des référentiels « communs » et partagés par les applications informatiques d’une entreprise, mais l’absence des standards et les « querelles de chapelle » rendent difficile la mise en production d’une architecture plus homogène, basée sur des solutions interopérables!

Quelle est la légitimité des éditeurs à nous proposer des systèmes « propriétaires », fermés, souvent plus au service de leurs intérêts financiers que de ceux de leurs clients ?
A ce stade, il est peut-être temps que certains réfléchissent à leur modèle d’affaire et nous proposent des applications pertinentes, performantes, au service d’un traitement efficace de l’information, réflexion qui peut, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres industries, conduire à d’autres modèles plus aptes à servir le « business » à moyen terme.
Tout à chacun utilise des applications sur son poste de travail, mais également sur son smartphone, l’essentiel est le résultat du traitement, non pas les caractéristiques du logiciel qui a permis de le réaliser.

Open data : une opportunité pour l’entreprise de demain

Si, comme moi, vous considérez que l’information (les données) sont la valeur au service des affaires, vous devez regarder avec intérêt les démarches « open data« .

Est-il encore possible, et si oui pour combien de temps, de penser l’entreprise hors des initiatives open data ?

L’open data est un peu au monde de l’informatique ce que Ikéa est à celui du mobilier :

Les données déposées dans le domaine public et mises à disposition de tous sont une réelle source de valeur ajoutée pour les organisations.
Pour que leur exploitation soit facilitée, il est prudent de les accompagner d’un mode d’emploi.
Pour que cet usage soit largement adopté, il faut décrire les scénarios d’utilisation des données (le type de meuble : étagère, table, etc.) ainsi que les étapes de leur « ingestion » dans le système ou l’application cible (descriptif de montage) et les processus qu’elle gère et/ou commande.

Il est probable qu’une certaine rationalisation s’impose en ce qui concerne la multitude de données dupliquées dans les systèmes publics et privés.
Combien de systèmes différents (reliés ou non) contiennent des informations du type nom, adresse, vous concernant par exemple ?
Ces informations sont publiques et rien n’empêche leur mise à disposition dans un modèle « open data », si ce n’est à préciser qui est/sont le(s) responsable(s) /steward(s) de ces informations.

Les données sont l’information ; une partie d’entre-elles est dupliquée dans un nombre inimaginable de systèmes générant ainsi des surcoûts sans aucune contre partie en terme de valeur ajoutée.

Préserver l’essentiel

Après tout peu importe que certaines données sont partagées si on peut en garantir la qualité !

Les organisations ne pourront continuer, sauf à y consacrer des budgets très importants, à gérer toute l’information dont elles peuvent avoir besoin !
De ce point de vue, il est temps de réfléchir à la mutualisation de données publiques (recensements, annuaires, etc.) au service des entreprises et des administrations.
Et pour avancer sur cette voie, il faut d’ores et déjà adresser, outre la question de « stewardship », celle plus globale de la définition et du périmètre de la sphère privée : débat 2.0 que tout le monde cherche à éviter au mépris de l’intérêt légitime du « citoyen ».

Ce sont là des suggestions au service d’une exploitation (valorisation) facilitée et sécurisée de l’information pour notre plus grand bénéfice et en confiance.

A votre avis ?