Entreprise collaborative, social business : comment « faire du neuf avec du vieux » ?


Fin de semaine dernière, nous étions quelques-uns à avoir répondu à l’invitation de Bjoern Negelman (European E 2.0 Summit) pour un meet-up organisé chez Next Modernity (voir le rapide compte rendu de Thomas Pichon sur Blog Spirit).
Tout d’abord, merci à tous pour ce moment de débat et pour les échanges que nous avons eu autour d’un verre [sympa le « lounge » de Next modernity;-)].

Les débats tournaient autour du rôle et du poids des RH et dans la transformation de l’entreprise en Social Business.
Sans refaire le débat, il y a au delà des différentes perceptions, deux points qui ont marqué en filigrane les échanges.

Question de temps

Richard Collin illustrait la question du temps avec une petite dose de dramaturgie poétique en disant :

Les entreprises pensent qu’elles ont le temps, mais elles ne l’ont pas. C’est comme si elles regardaient la lumière d’une étoile qui s’est en fait éteinte depuis quelques années déjà.

Et si la pression du temps est bien réelle, ce n’est pas tant du fait d’un facteur « tendance » mais bien plus d’une lame de fond à laquelle nous participons tous et que certains sociologues ont déjà « documenté » dans leurs travaux.

Comment faire vite ou à défaut « ne pas rater » le train de l’entreprise en mutation ?

En mobilisant les énergies et les « ressources » (Richesses Humaines) dans la mise en oeuvre fonctionnelle et technique de projets riches de sens et aux contours clairement définis.
L’évolution d’un corps social se fait à « son rythme » mais s’il est une constante, c’est bien celle de la « viralité » et le meilleur exemple dans l’entreprise reste celui dont les acteurs et les bénéficiaires portent l’étendard avec fierté !

Quels sont les risques d’être trop en retard ?

Il y en a beaucoup, mais ils ont tous étroitement liés à la disparition de l’organisation !
L’évolution de l’entreprise tient principalement à sa survie par la mise en oeuvre de nouvelles méthodes, de nouveaux réflexes, de nouveaux espaces, etc., dans une perspective inchangée de performance économique (et parfois sociale).
L’organisation qui n’aura pas su évoluer dans cette perspective au bon moment risque de perdre sa légimité et rapidement sa raison d’être d’un point de vue économique par « l’implosion » de son écosystème (employés – clients – partenaires).

Des acteurs engagés

Oui, mais qui ?
Le débat de jeudi a permis de constater à quel point les « acteurs traditionnels » de l’entreprise n’étaient pas préparés pour cet engagement.
Harold Jarche reprend la discussion dans un de ces derniers billets, et je me réjouis de vous proposer l’illustration proposée par Joachim Stroh qu’il partage avec nous :

Effectivement, l’évolution de la conception d’une organisation basée sur les titres et les fonctions vers la valorisation des rôles et des compétences demande un accompagnement et du leadership.
Doit-on attendre une « nouvelle génération » de leaders pour accomplir cette « métamorphose » ?
Si oui, qu’en est-il du facteur temps ?
La vitesse des changements sociaux nous oblige à penser que la « fenêtre de tir » est assez courte et qu’à défaut de pouvoir prétendre à une expertise visionnaire de l’entreprise de demain, il va bien falloir accepter de prendre des risques et de donner de l’impulsion à cette « mutation » dans l’entreprise.

En acceptant de sortir du double carcan :

  • de l’enseignement délivré par les  « business schools » dont  les programmes sont trop souvent restés figés aux modèles et aux processus des années 70 et,
  • des outils de gestion et autres logiciels pensés » dans les années 80,

les managers (RH,com, marketing, sales, etc.) trouveront le(s) terrain(s) idéal d’expression de leur « intrapreneurship » et de l’accomplissement (avec la part de risque inhérente à tout projet) de leurs ambitions.

Les futures générations seront là pour parfaire et continuer le travail entrepris par et dans des organisations conscientes des enjeux d’un environnement « mouvant » à la construction duquel nous contribuons tous.

Entreprise collaborative, social business : quelles « élites » demain ?


Qu’est ce qui fera l’élite de demain : la formation, la culture, le réseau ?

On parle beaucoup de l’évolution des entreprises vers des modèles plus collaboratifs, plus ouverts, plus transparents, pour plus de performance sociale et économique, mais qui sont ceux qui vont initier, acccompagner et  réussir ces transformations ?

On parle également beaucoup à travers le monde de l’échec de nos élites actuelles !
Ainsi, Chris Hayse (The Nation) explique :

We have a social model that is breaking down before our eyes, a method of elite selection that is growing increasingly sclerotic, rigged, and corrupt

Un extrait d’une interview :

L’un des arguments phare est le déclin de la méritocratie (ou son absence) et l’existence d’une élite « auto proclamée », peu transparente, parfois corrompue et fonctionnant en « vase clos » !

En France, On se souvient encore du lancement du mot « Énarchie » par Jean-Pierre Chevènement, Alain Gomez et Didier Motchane dans L’Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise, publié en 1967, pour dénoncer l’oligarchie à la tête (notamment) de l’administration et au faîte du pouvoir.

Le monde économique n’est pas en dehors de ce « phénoméne », et la « caste dirigeante globalisée » se partage les jetons et les sièges des conseils d’administration des Fortune 100 (voir « L’oligarchie des incapables » de Sophie Coignard et Romain Gubert paru le 6 janvier 2012), mais également des institutions clefs notamment de l’UE (Mario Draghi) et  tue pour certains la volonté d’entreprendre.

Au niveau de l’entreprise, les « élites » actuelles ont privilègié la recherche d’une forte rentabilité immédiate (ou à court terme) et pérenne souvent au détriment d’une vraie réflexion quant à la performance et aux choix stratégiques qui sauront le mieux la servir !

Et demain ?

A rapidement regarder les sites web des « business schools », le modèle 2.0 ne semble pas encore très largement diffusé dans les cursus ; bien évidemment on parle beaucoup de Andrew MacAfee et de Harvard Business School, mais pour le reste, on en trouve plus sur YouTube (voir les vidéos de Gary Hamel)

Il est vrai que les « compétences » ne courent pas les rues et qu’il est encore plus facile de s’en tenir aux programmes définis et balisés depuis la fin des années 70.

Il est également vrai que tant la sélection sociale des élèves, la logique du classement, la quasi certitude d’avoir un job (et le choix) à la sortie ajoutés parfois à une certaine faiblesse de la formation ne sont guère favorables à la préparation d’une « élite » performante parce que d’abord concernée et visionnaire.

Au niveau du politique, comme de l’entreprise, on voit émerger l’importance de la légitimité mais peux-t-on affirmer qu’une formation dans quelque encore prestigieuse école que ce soit suffit à asseoir cette légitimité ?

Nous sommes entrés dans les années 1990 dans un époque où

  • la « pudibonderie verbale » (le fameux politiquement correct) fait figure de politesse,
  • être conventionnel vous rendrait presque automatiquement performant, 
  • où le principe de précaution annihile tout velléité de prise de risque, 
  • et où la créativité et la différence ne sont « admises » que quand elles sont sources de succès (la mesure étant souvent monétaire!).

Maintenant, les attentes sont différentes, les discours plus variés, les relations plus faciles (au moins d’un certain point de vue) et les informations toujours plus disponibles.

Est-il-imaginale que cette évolution reste en dehors des entreprises, bien sur que non !
Et le management actuel (C-level) entend bien en profiter ou du moins s’y adapter en donnant une forte impulsion à la mise en oeuvre de supports et de pratiques allant dans ce sens.

Qu’en est-il de nos élites ?

Tout d’abord, il faut avouer qu’on ne les a pas encore beaucoup entendu sur le sujet, mais n’est-il pas vrai qu’en général on ne les entend que très peu et qu’elles réservent leurs réflexions à leurs conclaves privés 😉

Je crains, pour ma part, qu’elles regardent cette évolution avec les yeux et les mêmes réflexes que toujours, c’est à dire dans une perpective uniquement « productiviste » !

Sont-elles capables de changer de prisme, de s’exposer un peu plus, de faire preuve d’une réelle transparence ?
On l’espère vivement, mais pour certains, il est à craindre que c’est peine perdue !

Et demain ?

Comment sont formés les dirigeants et autres managers de demain pour accompagner l’entreprise sur ces nouveaux chemins ?

Les « business schools » ont-elles entamé leur propre mouvement vers le modèle 2.0 ?
On sait que c’est en bonne voie pour l’enseignement (MOOC >>Chaine YouTube comme celle de l’ESSEC), mais pour le reste : leur management, leurs pratiques, la collaboration, la transparence, le lien direct, etc. ?

Peux-t-on considérer qu’il n’y a pas besoin de préparation particulière et que tout se fera « naturellement » ?

Tout autant de questions qui aujourd’hui restent sans réponses claires !

Pourtant, la montée en performance des modèles collaboratifs et sociaux demandent de l’attention, du leadership, au service d’une vision pour toute l’entreprise (cols bleus et blancs) et il est impensable pour elles en premier, mais également pour la réussite de ces intiatives, de la faire sans l’apport et l’appui des élites intellectuelles, économiques, culturelles, sportives, voire politiques dans une approche elle aussi transverse et collaborative !

Votre avis ?

Social, local et apps : Etes-vous prêts pour le business mobile ?


Selon l’ARCEP, le marché du mobile continue de se développer en France,  tout comme en Suisse !
Actuellement, le taux d’équipement est très élevé en Europe :

et les ventes de smartphones continuent de progresser : Le marché mondial des smartphones reste dynamique et progresse de plus de 40% en un an avec 153,9 millions de smartphones dans le monde contre 106,5 millions il y a un an au deuxième trimestre 2012 (selon GFK, 13,3 millions d’unités seront vendues en France en 2012).
Le nombre d’applications téléchargées devrait doubler en 2012 pour s’établir à 18 milliards selon Gartner. Les revenus générés devraient atteindre 15 milliards de dollars en 2011, puis 58 milliards de dollars en 2014.
Gartner évalue à 8,2 milliards d’applications le nombre d’applications téléchargées en 2010, chiffre qui devrait passer à 17,7 milliards cette année.
Apple a déjà annoncé avoir franchi le cap des 10 milliards d’applications téléchargées sur son App Store depuis son lancement, en 2008, «dont sept milliards pour la seule année dernière».

Dans ce contexte, qui peut encore  se permettre de ne pas s’intéresser au « business mobile » ?

Probablement pas grand monde, mais s’y intéresser, avoir une stratégie est un bon début, reste encore à mettre en oeuvre ce nouveau business ou canal de ventes, c’est selon !

Et il faut construire son application !

Et qu’elle soit utilisable sur les « systèmes » du marché, car à l’instar des solutions d’entreprises, la standardisation et l’interopérabilité ne sont pas (non plus) à l’ordre du jour sur les équipements mobiles (au moins au niveau applications et systèmes d’exploitation).

De ce côté, il faut avouer que les choses sont un peu moins difficiles qu’au début des plateformes de e-commerce !
Et en cette rentrée, j’ai choisi de vous présenter des « outils » ou solutions qui vous facilitent la vie et votre cheminement vers l’entreprise de demain : sociale, mobile, agile, efficace pour ses clients et performante également d’un point de vue économique.

Pour les applications mobiles, il existe un outil – NeoMAD –  développé par une société française – Neomades – basée à Bidart (oui, à côté de Biarritz !), outil qui peut vous aider à aller très vite sur ce marché, à la rencontre de vos clients.
NeoMAD est destiné aux développeurs d’applications mobiles qui veulent couvrir plusieurs, voir tous les équipements mobiles du marché, sans avoir à maîtriser tous les kits de développement correspondants, les langages de programmation induits et les ergonomies sous-jacentes. La seule compétence requise pour développer des applications multi plate-formes mobiles avec NeoMAD, est la programmation en langage Java.

Partant du principe qu’une bonne illustration est plus pertinente qu’un long discours :

Merci à Camille Jourdain, quant à vous, on ne pourra pas nous reprocher de ne pas vous avoir prévenu 😉

———– ADD-ON(*) : CREER SON APPLICATION MOBILE EN LIGNE—————

APPYET

APPS-BUILDER

APPBAR

* ces services n’ont fait l’objet d’aucun test de notre part, ils sont mentionnés à titre indicatif

2.0, social et collaboration en entreprise : où en sommes-nous ?


En juillet Collaboratif-info titrait « L’entreprise collaborative : où est-ce que ça coince ?« , Fred Cavazza nous expliquait, suite à la parution du livre de Dion Hinchcliffe que le social business était avant tout une question d’intégration et aujourd’hui, Bertrand Duperrin nous rassure : le community management est (comme « la force ») en nous !!!

Bon, mais concrètement, où en sommes-nous ?

Tout d’abord et quels que soient les efforts de communication et/ou commerciaux déployés par les uns et les autres, il semblerait que l’outil « social » le plus utilisé actuellement reste encore l’email, eh oui le courrier électronique !
Et ceci est probablement encore plus vrai dans l’entreprise !

Logique commerciale vs. besoin utilisateur

A chaque besoin une application et à chaque application une interface !
A ce régime, nos écrans ne seront plus suffisants (comme c’est le cas sur les smartphones) pour afficher les icônes des applications avec lesquelles nous travaillons au quotidien et l’organisation de son « bureau »  deviendra vite une tâche bien ennuyeuse, mais ô combien nécessaire.
La logique commerciale des éditeurs et l’absence de pression des clients pour des standards communs nous a conduit à une situation qui privilégie largement les intérêts commerciaux des premiers aux dépens des besoins de souplesse des seconds !
Et les premiers qui ont fait les efforts pour s’adapter aux particularités de chaque solution, ce sont les employés !
Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que le « seul » outil qui soit devenu universel ou presque est le courrier électronique et la convergence (pour ne pas dire la similitude) des interfaces n’y est pas pour rien !
L’étanchéité des silos applicatifs y compris dans les interfaces utilisateurs a consacré une « certitude » fermée, rigide, protectrice alors que l’entreprise a plus que jamais besoin d’ouverture, d’échanges, d’agilité et d’interaction.

Créer de la fluidité entre applications

(Photo: Garratt Gallgher)
The graphic user interface (GUI) created by MIT engineer Garratt Gallagher (similar to the one seen in the Hollywood movie The Minority Report starring Tom Cruise).

Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que la mise en oeuvre des espaces collaboratifs, des réseaux sociaux d’entreprises, n’est pas facile et parfois semble impossible.
Les réticences ne manquent pas et il faut avouer que rien ou presque n’a été fait pour faciliter la vie des utilisateurs.
Partant du fait que « c’est aussi simple que Facebook » ou « intuitif » que la gamme MS-Office, chacun y est allé de son « wall » ou de son « ruban », c’est selon.
Du côté de l’utilisateur, pas d’autre choix que de s’adapter ou alors ne pas utiliser !
Et c’est bien le problème, y compris du côté de MS-SharePoint !
A moins de vouloir de mettre en production des logiciels qui restent sous-utilisés, il faut privilégier les solutions qui s’intégrent dans l’univers de l’utilisateur, dans ses outils habituels dont le client email !

Fort heureusement, d’autres l’ont compris et travaillent à apporter des solutions novatrices et surtout pertinentes à ce réel problème de l’adhésion des employés aux outils collaboratifs et sociaux proposés par les organisations.

Aujourd’hui, j’en ai retenu deux : harmon.ie et  Azendoo.
Tout d’abord harmon.ie parce que parler social business, engagement, etc., c’est bien, mais que faciliter l’adoption de ces usages c’est mieux, surtout quand on s’intégre aux applications d’infrastructures des entreprises !
La solution d’harmon.ie n’a rien de spectaculaire, mais côté pratique, simplicité, elle n’est pas en reste pour faciliter l’utilisation de SharePoint ou Google Docs avec Outlook ou un client Lotus Notes.
Pour les utilisateurs, nul doute que cette solution apporte du confort, de la fluidité et de la sécurité et de la gouvernance (toutes les fonctions MS-SharePoint dont le records management sont disponibles) dans le travail collaboratif et l’exploitation des contenus structurés ou non-structurés.
Pour l’entreprise, Harmon.ie est une solution pour faire coexister des solutions d’infrastructures a priori incompatibles ou pour amorcer en douceur des migrations.

Azendoo, de son côté, a déjà eu les honneurs de la presse francophone et s’inscrit dans une tendance lourde : mettre les tâches (et non les messages) au coeur de la collaboration, en

  • Aidant chaque employé à organiser ses « Tâches » en portant le concept de post-it, connu de toutes les cultures et utilisés sur tous les bureaux, sur une application web. Azendoo est assez proche d’une méthode d’organisation Anglo-Saxonne : « GTD » (Get Things Done) qui donne quelques clefs d’efficacité professionnelle.
  • Fluidifiant la collaboration via des « Sujets ». Chaque sujet rassemble a) les personnes, b) les documents, c) les flux de discussions et d) les tâches de tous pour une vision unique et centrale du travail d’équipe vers des projets agiles.
  • Diminuant les emails en facilitant les échanges, dans des espaces sociaux et collaboratifs

Il s’agit ici de connecter le travail, l’accélèrer et aider à accomplir celui-ci, seul ou en équipes, tout en intégrant d’autres applications que les employés utilisent déjà : email, Evernote, Google docs, etc.

A part ces deux exemples (merci de faire part de vos expériences Podio, Zyncro etc.), de mon point de vue, on n’a guère avancé !

En début d’année, je lançais (avec d’autres) un appel à plus d’interopérabilité pour une adoption facilitée, et je sais que nous sommes nombreux à partager ce point de vue, loi du discours attendu des éditeurs, aussi je pressens que l’avenir ne manquera pas de nouvelles solutions pertinentes, pratiques, faciles et utiles à l’instar des deux solutions abordées plus haut !

Le monde, même 2.0, ne s’est pas fait en un jour et n’oublions pas qu’il ne se fera pas sans les utilisateurs !

#e20ch : 5 mois après, un premier bilan d’une initiative « sociale » au service de l’entreprise de demain


En préambule, permettez-moi de revenir sur une des « vertus » de l’entreprise de demain (celle qui valorise l’humain) : la transparence !
Comment construire la confiance sans la transparence ?
Pour apporter des éléments de réponse aux questions que nous nous posons tous quant au « social business » et à la « pratique collaborative »,  je publie ces quelques données et appréciations.
Il n’est pas question ici de vouloir donner plus de signification à ces premiers élements chiffrés qu’ils n’en ont !
Il s’agit d’un « témoignage« , d’un retour d’expérience parmi les rares qui sont publiés, d’une « expérimentation » au quotidien de que ce bon nombre de consultants vantent à longueur de journée et que les entreprises peinent à mettre à oeuvre !

Ensuite, permettez-moi de rappeler l’origine et les objectifs de cette initiative.
e-20.ch est un projet qui fait suite à différents échanges à Lausanne et Genève, échanges qui avaient notamment mis en évidence l’intérêt que pourrait avoir un espace de partage et de réflexion, mais également d’échanges d’idées et de contenus autour des thématiques de l’entreprise de demain.
Avec l’appui de Raphaël Briner qui a proposé Hyperweek en tant que plateforme logicielle support de cet espace, nous avons pu « ouvrir » fin février.

Les objectifs de e-20.ch sont simplement de permettre à tous ceux qui sont intéressés par cette problématique (et quelle que soit la perspective) d’enrichir les débats et leurs connaissances par l’échange et le commentaire sur des contenus crées par eux ou par d’autres.
De plus, e-20.ch est relayé dans la « vraie vie » par des conférences dont les thèmes sont en lien direct avec les sujets abordés sur la plateforme.

Une démographie « contrôlée »

Comme vous pouvez vous en douter et malgré notre incroyable talent dans la viralité (je plaisante !), nous n’avons pas été débordés par les demandes d’accès.


Au total ce sont 188 demandes d’invitations qui ont été acceptées et 149 personnes qui ont rejoint les espaces ouverts sur la plateforme (accessible également sur mobile).
Parmi ceux qui ont demandé une invitation mais qui n’ont pas rejoint e-20.ch, il y a probablement les zappeurs (ceux qui sont passé à autre chose entre temps), les spammés (l’invitation s’est retrouvée « courrier indésirable »), les « surbookés » qui n’ont plus le temps et les « distraits » 😉
Peu importe pour nous dans la mesure où cette initiative est lancée hors du contexte d’une organisation et que la participation repose avant tout sur l’envie !

La collaboration, innée ?

Pas si sur, si on en juge par les premières données livrées par la plateforme.

En premier, si  « le taux de transformation » invité/inscrit est satisfaisant, il nous faut  reconnaître que parmi les inscrits, près de la moitié n’ont fait qu’une apparition rapide,  à savoir unique : le jour de l’inscription (profil, qui je suis [suivre] et choix des groupes).

Il est vrai que l’initiative lancée aux bénéfices d’acteurs de Suisse romande a rapidement essaimé au sein d’un écosystème francophone, mais il n’en reste pas moins que, pour toutes les bonnes raisons du monde, beaucoup ne sont pas revenus !

L’engagement est un objectif exigeant comme le rappelle Bertrand Duperrin dans un billet publié ce matin (excellent ce billet !) et quand bien même ou parce qu’il s’agit d’une initiative non contrôlée par une organisation et qui n’est pas au service direct d’un but économique, cet engagement, même s’il existe, est le fait d’une « minorité active » (10% des inscrits) !

Une richesse de contenus

e-20.ch est organisé autour de 11 groupes (libre à chacun d’en créer) répartis autour de deux thèmes majeurs : objectifs et expériences de l’entreprise de demain !

Le groupe Les Matinées est l’écho virtuel des conférences organisées en Suisse romande dans le  but est de créer la relation au delà de la rencontre, et ce qui s’y passe est probablement moins significatif que dans les autres.

Il est intéressant de s’attarder sur les groupes qui ont le plus de succès en terme de souscriptions : ils s’attachent à des sujets à propos desquels nous sommes tous à la recherche de pertinence et de contenus de valeur !

Pourtant, ces groupes, ne sont pas forcément ceux dans lesquels les échanges et les contenus sont les plus nombreux !

Avis et appels aux « bonnes volontés »  !!

Pourtant, les publications sont nombreuses, proposées (sans modération) par les participants au travers de leurs propres contributions, mais également de flux externes, et tous les formats sont diffusés, partagées et commentées : articles, statuts, forum, etc.

Rendez-vous fin d’année pour un second « bilan » intermédiaire de la réalité de e-20.ch !

Si la participation à cette initiative vous intéresse, vous êtes les bienvenus !